Fabriquer son avenir en fabriquant des meubles

Le nouveau local de l’école ETRE Lot est un terrain de jeux de bricolage et d’apprentissage. Les stagiaires participent à l’emménagement en fabriquant les meubles de la cuisine et des établis. Retour sur les bienfaits de ces ateliers.

Depuis l’emménagement avenue Pompidou, en septembre dernier, les stagiaires défilent dans le local et se l’approprient petit à petit. Pour faciliter cela, les encadrants techniques leur proposent de fabriquer les meubles qui serviront à l’école.

Les stagiaires se découvrent des compétences telles que la patience et la minutie lors des ateliers.

Lors du dernier parcours découverte (en octobre 2026), les stagiaires se sont retroussés les manches pour fabriquer des établis en bois. Plume, encadrant technique à l’école ETRE Lot, les accompagne tout du long. Pas évident de partir d’un tas de planches pour arriver à un établi solide, et joli à la fois : « Ils apprennent à lire un plan, reportent des mesures avant de tracer, découper et assembler. » Plume vérifie que les stagiaires suivent les consignes de sécurité et il favorise au maximum le travail en groupe pour une plus grande entraide entre les stagiaires. Adonis, l’un de stagiaires de l’école a participé à ces journées : « Nous avons tous travaillé sur les mêmes étapes. Nous avons été jusqu’à cacher les vis avec de la pâte à bois. J’avais déjà travaillé le bois et fait du bricolage avec mon père et mon grand-père. Certains ne savaient pas du tout utiliser les outils comme la perceuse ; mais ceux qui savaient pouvaient donner un coup de main. »

Plusieurs heures de travail ont été nécessaires mais le résultat en valait la peine

L’atelier n’était pas toujours facile à animer nous explique Plume : « Ils partent défaitistes , mais heureusement, au fil de la journée ils se rendent compte qu’ils sont capables de fabriquer un meuble en suivant des méthodes simples que l’on leur transmet au fur à mesure. » 25 mètres linéaires et 60 vis plus tard, Adonis a terminé avec ses acolytes l’un des deux établis « C’est sympa de voir le résultat final ».  Plume partage son avis « C’est une action concrète et utile, on monte un établi sur lequel on va ensuite travailler. Même chose pour les meubles de la cuisine. On aménage avec les stagiaires la cuisine pour réaliser les ateliers autour des métiers de la bouche sur place. »

60 vis et 25 mètres de bois linéaires plus tard …. et voilà un bel établi

Ces ateliers de bricolage sont intégrés dans un parcours de plusieurs semaines. Dans ces formations ETRE Lot, chaque activité porte ses fruits et permet au stagiaire d’apprendre en faisant et de gagner au fil des jours de la confiance en soi. La confiance sera l’ingrédient indispensable à la réussite de son projet professionnel futur.

Le fil d’Oriane

Nous poursuivons la série de portrait des partenaires de l’école ETRE Lot #2. Rencontre avec une éducatrice spécialisée pour le public jeune : Oriane Gontek.

Un visage doux, une présence rassurante, Oriane Gontek m’accueille dans la grande salle de l’Espace Jeunes de Figeac. On s’attable. Le lieu est calme en cette fin de matinée.

La « Maison des Ados et des jeunes du Lot » (ou MDA-PAEJ) est un espace d’écoute, de conseils, d’orientation pour les jeunes de 11 à 25 ans. Basée sur Cahors, elle a pour vocation de couvrir tout le département. La Maison des Ados et des jeunes du Lot tient donc des permanences sur tout le département, dont une sur Figeac tous les mercredis (de 12H à 18H au 1 Ter, avenue Philibert Delprat à Figeac.). C’est dans ce cadre, que nous rencontrons Oriane à l’Espace Jeunes de Figeac.

L’éducatrice spécialisée accompagne individuellement les jeunes et organise des actions collectives avec des partenaires. « Ici l’accueil est inconditionnel et nos entretiens sont confidentiels. Nous recevons le jeune et/ou les parents. Mais nous démarrons les accompagnements uniquement si le jeune adhère librement. » De quoi ont besoin les jeunes qu’Oriane reçoit ? Selon elle, ils poussent la porte pour plusieurs raisons : difficultés dans la sphère familiale, besoin de soutien psychologique, perturbations dans le parcours scolaire… Certains bénéficiaires viennent seuls, d’autres accompagnés des parents et certains sont orientés par les établissements scolaires. Le cap de l’adolescence est parfois compliqué à passer et le soutien de l’éducateur spécialisé prend tout son sens. Il s’agit parfois d’une présence un peu discrète, de quelques RDV. Au travers de ces rencontres, l’éducateur tend un fil que le jeune peut suivre. Un fil parfois très mince mais qui lui permet de retrouver certains repères.

Oriane reconnait certains dénominateurs communs entre les personnes qu’elle accompagne : « Je perçois l’isolement qui les touche de plus en plus et je remarque aussi une vraie difficulté à accéder au soin. »  Avec l’équipe pluridisciplinaire (psychologue, infirmière…) elle met en place une offre d’accès aux soins, une aide pour des démarches administratives et propose des activités plus ludiques. « Nous organisions avec Laurie un atelier cuisine. Ce temps permettait d’échanger plus librement avec les jeunes et de les observer en groupe. Je n’anime plus l’atelier, en revanche dès que je suis libre je traîne dans l’espace jeunes. » Dans ce lieu, les jeunes décident de leurs actions (une bourse à vélo, des voyages, des ateliers jeux…) et il n’est pas question de rentabilité : « J’aime bien l’idée qu’ils viennent sans vraiment savoir ce qu’ils vont faire ici. Être là c’est déjà beaucoup.» Et avec ses collègues ils mettent en place une stratégie des petits pas pour que le jeune puisse savourer chaque réussite.

Aller vers

Les journées d’Oriane ne se ressemblent pas. Il n’y a pas de routine dans son métier. D’autant qu’Oriane bouge d’un lieu à l’autre. Avec Jean-Christophe, éducateur de rue, ils partent un mercredi sur deux dans la ville. Cette maraude leur permet de rencontrer des jeunes qui n’iraient pas à l’espaces Jeunes ou qui sont déscolarisés.

C’est dans le cadre de cet aller-vers qu’Oriane développe les partenariats sur Figeac. Depuis plusieurs mois, elle intervient auprès des stagiaires de l’école ETRE Lot. Elle les rencontre en début de parcours pour travailler avec eux l’estime de soi. Trois mois plus tard, en fin de parcours elle les retrouve à nouveau. Oriane se remémore ces instants avec le dernier groupe, sourire aux lèvres. « On voit vraiment la différence. Il y a un avant et un après formation ETRE. Le plus touchant c’est quand ils prennent eux-mêmes confiance/conscience ? du chemin qu’ils ont parcouru. Lors de ces ateliers en collectif ils se renvoient respectivement leurs progrès. »

Au fil de la conversation, c’est le fil d’Oriane qui se dessine. Un fil qu’elle prend le soin de dérouler avec ses partenaires, ses collègues et surtout un fil unique qu’elle tisse avec chacun des jeunes qu’elle accompagne. Un fil, fragile et solide à la fois, un fil qui sera parfois rompu, renoué emmêlé, mais un fil qui toujours pourra guider le jeune dans le labyrinthe de sa propre jeunesse.

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Le saviez-vous : Créée en 2017, la MDA-PAEJ accueille gratuitement et en toute confidentialité les jeunes de 11 à 25 ans, sans prescription. En 2025, 339 jeunes ont bénéficié d’un accompagnement individuel, dont près de 250 nouvelles situations. Les actions collectives ont touché 2 895 jeunes et 150 autres ont été rencontrés directement sur les territoires.

Ils apprennent vite

2 semaines, c’est peu et c’est beaucoup à la fois. Les 8 stagiaires de notre école ETRE Lot ont commencé mi-septembre leur formation. Ils ont suivi un programme très dense et ont déjà beaucoup appris.

Ils ont trois mois pour découvrir, pour apprendre et pour se faire plaisir. Pendant cette session de formation « professionnalisante » les stagiaires sont amenés à tester des métiers de la transition écologique.

Dès le départ, ils se découvrent pour vivre 3 mois intenses. Ils ont parcouru la nature, partagé des repas… la solidarité sera leur plus grand allié sur les chantiers.

Myriam Callemejanne (MyPauseNature) leur a proposé une randonnée près du Lac du Tolerme pour un premier temps collectif. Puis ils ont travaillé à l’aménagement de leur local. Ce sont eux qui ont fabriqué les meubles de leur cuisine. Prise de côte, découpe, assemblage… Certains font preuve d’une grande minutie.

Une journée à Big Mat (Aynac) leur a fait découvrir le travail de la parqueterie. Ils ont trié et découpé des lames de parquet et de terrasse. Les salariés leur ont aussi montré comment sélectionner des grumes. Une journée très dynamique.

Puis les stagiaires ont enchainé avec 3 jours d’un chantier d’enduit et de peinture. Ils ont été initiés à plusieurs techniques. Certains se sont découverts un grand intérêt pour ce type de chantier et ils réalisent qu’ils savent faire preuve d’application et de patience.

Il y a eu aussi une journée découverte maraîchage bio, grâce à l’accueil du GAEC de l’Horizon et une visite de l’espace Jeunes du Grand Figeac

En deux semaines, ils ont appris sur eux-même, sur les autres et sur le monde qui les entoure. Chaque journée est un pas supplémentaire pour le stagiaire. Chaque atelier ou chantier lui permet de dessiner son avenir.

Le reste du programme est encore très dense : chantiers électriques, réparation de vélo, découverte d’exploitations agricoles, ateliers cuisine… Et un stage en entreprise pour valider son projet professionnel. On leur souhaite une belle poursuite de la formation.

Les stagiaires construisent les meubles de la cuisine

Chantier enduit

Patience et dextérité. Les jeunes se découvrent des qualités

Atelier découverte pour apprendre l’éléctricité

Découpe de bois, prise de côtes…

Composteurs de Figeac : les stagiaires de l’école ETRE Lot se retroussent les manches

La ville de Figeac met à disposition des habitants des composteurs collectifs. Depuis quelques mois, ETRE Lot et ses stagiaires participent à la gestion de 5 composteurs.

On estime qu’en France, chaque habitant jette 85 kilos de biodéchets chaque année (sans compter les déchets du jardinage). Les composteurs collectifs situés en centre de Figeac sont donc indispensables. Mais un composteur, ça se vide et ça s’entretient.

Pour cela, un ensemble d’acteurs participe : Le SYDED du Lot (le syndicat départemental qui gère les déchets), l’association Regain et l’école ETRE Lot.

Les stagiaires d’ETRE Lot sont tout d’abord sensibilisés et formés par Pia Eon (animatrice de prévention des déchets au sein du SYDED du Lot). Pia leur explique le principe du compostage et les étapes de maturation du compost. Puis elle leur montre comment mesurer le taux d’humidité dans le bac et comment en mélanger le contenu.

Une chaîne d’acteurs pour réduire les déchets

Quand le compost est mûr, il est distribué aux jardins partagés ou au service espaces verts de la collectivité. Les stagiaires se retroussent donc régulièrement les manches pour vider les bacs et permettre aux habitants de Figeac de trier au maximum leurs déchets.

Les stagiaires sont également mobilisés pour réparer les bacs en bois et pour faire des campagnes de sensibilisation auprès des habitants. Ils distribuent des flyers et font preuve de pédagogie pour expliquer le fonctionnement des composteurs.

Grâce à cette action, les stagiaires réalisent l’importance du compostage. Certains se mettent à composter leurs biodéchets à la maison voir en font la promotion autour d’eux. En rendant service à la ville, les stagiaires se sentent utiles et valorisés. Cette action est le parfait exemple d’un partenariat réussi.

🔎🌱 Vous trouverez plus d’information sur le compostage à Figeac en allant sur le site de la Ville de Figeac et sur le site du Grand Figeac

Proposer le gîte à des stagiaires Etre Lot

Sur Figeac, l’école ETRE Lot propose des parcours de formation à toutes personnes du département (entre 16 et 25 ans).

Malheureusement, certains stagiaires renoncent à la formation par manque de solution d’hébergement temporaire sur Figeac.

Figeacteurs recherche donc des habitants ( sur Figeac et alentours) pouvant accueillir gracieusement un stagiaire quelques nuit par semaine.

Si vous souhaitez vous faire connaître , ou en échanger avec nous, vous pouvez joindre Guillaume Bach : 06 81 62 45 73

Accompagner la jeunesse pour façonner l’avenir de Figeac

A quoi reconnait-on un jeune?  A l’âge ? Peut-être… Quand je lui demande son âge , Amélie Pagès, répond sûre d’elle : « Je vais avoir 34 ans » Puis elle se reprend : « Ah non je viens de les avoir.. ; Euh non.. Attends… ». Je ne sais pas comment définir un jeune, mais je remarque que les « non-jeunes » sont celles et ceux qui ont arrêté de compter leurs années.

Amélie m’accueille dans son bureau, à la Mission Locale de Figeac, pour m’expliquer son travail : Conseillère en Insertion Professionnelle. L’association propose des services et des accompagnements pour les personnes de 16 à 25 ans. Elle rencontre au quotidien des mineurs ou des jeunes adultes qui ont besoin d’un coup de pouce pour des démarches de recherche d’emploi. Pour d’autres, il faut parfois mettre en place un accompagnement global notamment pour l’insertion sociale (en aidant à la recherche d’un logement, pour trouver un médecin traitant…).

Une jeunesse qui cherche du travail

En 10 ans sur ce poste, Amélie a vu la jeunesse de Figeac évoluer. Le Covid est passé par là. Mais au fond, la situation reste toujours aussi délicate. Le département du Lot est le deuxième département le plus âgé de France, ce faisant, la jeunesse a du mal à trouver sa place. L’accès aux services, aux soins, au logement et surtout à l’emploi… est plus difficile pour les plus jeunes.

« Nous recevons tous les profils, mais depuis le Covid, je perçois une plus grande fragilité du fait de leur isolement. Ils sont de plus en plus nombreux à ne pas avoir de cercle d’amis ni de soutien familial. »

La mobilité est un des freins constatés par la Mission Locale : « Le dernier devis que j’ai vu passer pour un permis de conduire était de 1995€ pour la conduite, sans le passage du code. Et le pire c’est que la 1ère heure de conduite est prévue en mai 2027. » Sur Figeac malgré les  transports en communs, ou la location de vélo électriques la mobilité est un sujet… On imagine donc l’isolement des jeunes dans des villages plus éloignés de Figeac.

Pour répondre au mieux aux besoins des bénéficiaires, la Mission Locale adapte au maximum son accompagnement. « Tous nos entretiens se font en physique. Et nous proposons des ateliers en groupe. » Les nouveaux locaux permettent aux jeunes de se retrouver. « Au démarrage, nous observons de la réticence à venir dans un groupe puis au fil des semaines certains prennent le goût et demandent à revenir. » Les ateliers sont animés par Amélie ou sa collègue Pascale Dupeyron. Ils permettent aux personnes de s’entraîner au code de la route ou de se préparer pour un entretien d’embauche. D’autres ateliers permettent de tisser du lien social :  un atelier poterie, un atelier bénévolat sur un festival ou une sortie accrobranche.

La Mission Locale de Figeac recherche d’ailleurs un service Civique pour les aider à animer : « Qui mieux qu’un jeune pour faire vivre cette communauté et coanimer ces ateliers avec nous. » (offre en ligne)

Amélie PAGES, dans son bureau de la Mission Locale de Figeac

Rencontrer et Accompagner.

Amélie souhaite que chaque personne qu’elle rencontre, ressorte du rendez-vous avec un début de solution. Mais elle doit aussi faire face aux idées reçues. Un jeune qui ne vient pas au rendez-vous, qui ne se lève pas, ce n’est pas une question de « flemme » comme elle l’entend parfois. « Nous avons du mal à convaincre les entreprises de prendre les bénéficiaires en stage.».

Heureusement, des belles histoires, Amélie en a plein ses tiroirs. A travers ces actions du quotidien, les bénéficiaires reprennent confiance et deviennent plus autonomes. Pour cela, elle utilise de nombreux leviers dont le dispositif de formation « Projet pro » ou encore « l’école ETRE Lot ». Selon elle, il y a un avant et un après « ETRE Lot ». « Là-bas, ils reprennent un rythme quotidien, bougent. Le cadre est bienveillant avec Guillaume Bach et son équipe. A chaque session, les stagiaires reviennent me voir avec des idées ou des pistes concrètes. »

Les projets futurs 

La Mission Locale reçoit de plus en plus de personnes. Ces derniers mois, l’association a comptabilisé une hausse de 25% de demande de premier contact. Il faut donc continuer à assurer l’accompagnement en proposant des actions différentes selon les attentes des jeunes : « Nous voulons proposer un voyage en Erasmus +. Certains ne sont jamais allés à l’étranger, alors faire un stage en entreprise à l’étranger c’est partir à l’aventure ! Nous avons aussi des ateliers prévus avec l’association DECLAM et même une visite à la sous-préfecture de Figeac. » Amélie me décrit avec enthousiasme ces projets à venir.

Quand je lui fais remarquer que son travail nécessite beaucoup d’énergie ; et que ce n’est peut-être pas toujours facile de cumuler une vie de maman et une vie de conseillère en insertion pour des jeunes ; elle me répond : « Quand j’étais jeune j’avais de la chance d’avoir des groupes d’amis, une vie sociale, une famille aidante… J’en suis consciente aujourd’hui. Alors c’est normal pour moi de m’engager pour les jeunes aujourd’hui car ils sont notre avenir ! »

 

L’école « ETRE Lot » emménage dans un nouveau local !

L’école de la Transition Ecologique (école « ETRE Lot ») a emménagé le 1er Septembre dans un local de Figeac (29 av. Georges Pompidou). Voilà 2 ans que l’école « ETRE Lot » cherchait un lieu permettant d’accueillir les apprenants dans les meilleures conditions.

Depuis 2023, l’itinérance était le maître-mot de nos parcours de formation, avec un point de repli dans l’Hôtel Clermont à Figeacteurs. Pendant les formations, les apprenants sillonnaient Figeac et ses environs pour rencontrer des professionnels et réaliser des chantiers. Cette itinérance renforce l’ouverture de l’école vers les entreprises accueillantes et limite le repli sur soi. Mais cette configuration freinait certains apprentissages.

Guillaume et son équipe proposent donc aux apprenant.es un cadre amélioré. L’accès à des ateliers sur Figeac, avec le matériel adapté pour les stagiaires, favorisera le droit à l’erreur et permettra d’adapter encore plus les apprentissages. Nous allons nous appuyer davantage sur les compétences techniques de nos deux encadrants : Plume et Elka. Ils vont proposer des déroulés pédagogiques en explorant plusieurs univers métiers : les métiers du bois, l’électricité et les énergies renouvelables, l’écoconstruction.

Le 14 septembre, l’équipe ETRE Lot va accueillir sa première promotion dans les nouveaux locaux.

Il nous reste quelques jours pour déballer les cartons.

L’équipe savoure un repas après avoir déchargé tous les cartons

La grande salle à l’étage accueillera la cuisine partagée, la salle de réunion et l’espace convivialité

Le Local a un accès sur un espace vert. C’est idéal, pour les ateliers et activités qui nécessitent de l’espace.

 

Une alternative pour les jeunes sans formation à la rentrée

Septembre, c’est la rentrée pour celles et ceux qui ont trouvé une école. Pour d’autres, septembre c’est une nouvelle année qui démarre sans formation et sans emploi. 

Pour permettre à des personnes de trouver une orientation professionnelle, l’école « ETRE Lot » propose un parcours de 3 mois. Les stagiaires vont tester des métiers grâce à des chantiers (écoconstruction, alimentation durable…) et seront suivis par un conseiller en orientation professionnelle. 

Huit nouveaux stagiaires vont bénéficier de ce parcours (démarrage le 14 septembre sur Figeac).

Formation gratuite pour le stagiaire et rémunération possible (selon la situation du stagiaire). Il est encore temps de rencontrer Guillaume Bach si vous souhaitez en savoir plus.

Deux autres parcours « découverte » (d’une durée de deux semaines) sont également prévus en 2026 :

  • du 5 au 16 octobre
  • du 7 au 18 décembre

Plus d’info auprès de Guillaume Bach : guillaume.bach@figeacteurs.fr

La grande cérémonie : l’école ETRE Lot à l’Astrolabe de FIGEAC

Le 05 juin, les stagiaires de l’école ETRE Lot étaient les stars du jour. Ils ont clôturé leur parcours de formation au cinéma l’Astrolabe de Figeac. Au programme : diffusion du documentaire réalisé sur leur parcours, échange avec le public et remise des diplômes. L’émotion était au rendez-vous!

Ils s’appellent Maylis, Joao, Romain, Gabriel, Lucas et Clémence. Ils ont été courageux, curieux et bienveillants les uns envers les autres. Pendant leur formation, ils ont découvert plusieurs métiers de la transition écologique.

De la Fourche à l’assiette, ils ont mis la main à la pâte : maraichage, élevage, boulangerie, découverte de la cuisine et même gestion des composteurs de la ville… Le « bien manger » et les métiers associés n’ont plus de secret pour eux.
Ils ont également plongé au cœur des métiers du bois et de l’énergie : découverte du photovoltaïque, fabrication d’un four solaire, échange avec des professionnels de la gestion de forêts et une scierie locale…
Ils ont trouvé des pistes pour leur avenir et cherchent à présent des contrats d’apprentissage : en cuisine, en électricité (photovoltaïque), en espaces verts…

Le réalisateur Nicolas Ubelmann les a suivis le long des chantiers et des journées découverte. Il a réalisé un documentaire pour raconter cette jeunesse qui se cherche.  Le film, diffusé au grand public à l’Astrolabe a permis de faire connaître notre école. Les stagiaires et leurs encadrants ont ensuite répondu aux questions du public. Puis, nous nous sommes tous réunis autour d’un buffet préparé par les stagiaires.

L’école ETRE Lot permet chaque année à des personnes de moins de 30 ans de se découvrir des vocations professionnelles. Il faut du temps, de l’énergie et une super synergie avec les financeurs, les partenaires, les bénévoles… pour arriver à ce résultat.

Alors merci à celles et ceux qui œuvrent pour l’école ETRE Lot !

Les stagiaires de l’école ETRE en immersion dans les entreprises

Un métier peut en cacher un autre ! C’est la leçon que les apprenants de l’école ETRE ont tiré de leur parcours de trois mois. Pendant cette formation intensive, les stagiaires participent à des chantiers très divers sur des thématiques telles que l’agroculture (de la fourche à la fourchette) ou encore le bâtiment durable (de l’arbre à la maison). En parallèle, les stagiaires visitent aussi des entreprises locales et interrogent des professionnels sur leurs métier.

Les stagiaires sont souvent avec des outils à la main pour fabriquer, planter, récolter, cuisiner… Le but est de découvrir les métiers de la transition écologique en faisant, de monter en compétences en testant et de réfléchir à un projet professionnel.

En parallèle, le coordinateur de la formation, Guillaume Bach, a organisé des visites apprenantes au sein de plusieurs entreprises. « L’objectif est de leur donner une vue d’ensemble d’une entreprise et de comprendre que chaque métier compte. » Ainsi, les stagiaires ont découvert le service photovoltaïque des Fermes de Figeac. Ils ont bénéficié d’une visite et d’une présentation des métiers par Frédéric Rubaud (responsable du service énergie aux fermes de Figeac).

Derrière celui qui pose les panneaux solaires se cachent : la secrétaire, le commercial, le livreur… Les stagiaires ont ainsi découvert la multiplicité des compétences demandées et le niveau d’études demandé pour les différents postes. « Ce genre de visites permet aussi aux stagiaires de se projeter. Par exemple après la visite aux Fermes de Figeac, ils sont plusieurs à avoir laissé leur CV pour demander un stage d’immersion et poursuivre la découverte d’un métier. » explique Guillaume Bach.

Lors de ce parcours, Charles Vallet a ouvert les portes de son entreprise au groupe de l’école ETRE. Basée dans le département du Lot et de l’Aveyron, Malbrel Conservation est spécialisée dans la conservation et la restauration du patrimoine français. Ghyslaine Poirier avait accompagné le groupe sur cette journée « Les stagiaires furent impressionnés par les pièces de l’abbatiale de Rodez et de la cathédrale de Castres, en cours de rénovation sous nos yeux. Ils ont posé beaucoup de questions » Ils ont eu la chance de visiter les différents ateliers « Ils ont compris que pour restaurer une œuvre d’art il y avait plusieurs métiers indispensables : ébéniste, doreur, menuisier, ferronnier… » Cette visite a peut-être suscité une vocation. En effet, Joao, l’un des stagiaires a été très enthousiaste. Il a de l’expérience comme peintre en bâtiment et recherchait un métier manuel avec plus de précision que peintre en BTP. Cette visite lui offre une piste concrète à explorer.

Les 6 stagiaires terminent leur parcours le 5 juin 2026. La remise des diplômes se fera à l’Astrolabe le 05 juin à partir de 12h, avec la projection d’un documentaire tourné lors du parcours par Nicolas Ubelman. Informations et réservations : 05.82.92.98.38