Tisser sa toile

A Figeac il existe de multiples réseaux : formels ou informels, des réseaux économiques, sociaux, culturels… Sur un territoire rural, ces réseaux, et les personnes qui en font partie, se croisent sans cesse. Le réseau est à la base de tous les projets à Figeacteurs.

L’une des forces du réseau de Figeacteurs réside dans la rencontre entre personnes et organisations de milieux très différents. Y participent : des habitant.es, des associations, des structures employeuses de taille différentes venues de l’industrie, du service, du commerce…

« Un réseau nécessaire »

« Quand on ne connait pas Figeacteurs, on pourrait penser que c’est un peu une mafia, car son réseau est présent partout. » nous explique Agnès Aubertin, vice-présidente du Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées. « Aujourd’hui, je vois Figeacteurs comme un lieu de mise en relations sur des problématiques et des thématiques d’actualité avec un réseau qui est nécessaire au territoire et qui est en avant-garde. »

Des projets d’envergure, tel que l’école ETRE Lot, sont nés grâce à la force et la vivacité du réseau. A chaque étape de la réalisation d’un projet, Figeacteurs y associe l’entièreté de son réseau. « Ce que je retiens du réseau de Figeacteurs c’est son efficacité et sa réactivité. » précise Agnès Aubertin,  « Lorsque nous avions eu l’idée de l’école ETRE, Figeacteurs a mobilisé son réseau dans toute la mise en œuvre et avec une approche très entrepreneuriale. »

« Un effet boule de neige »

Le réseau c’est aussi un soutien pour les porteurs d’idées et de projets. Julie LAURIAC, travaille son projet de création de jardins potagers au sein des entreprises du territoire : « Pour moi, Figeacteurs et son réseau c’est un petit escargot avec plein d’antennes. J’ai un réseau à Figeac grâce à l’Arrosoir et à la Capoeira, mais Figeacteurs m’a mise en relation avec des personnes différentes. J’ai aimé la pertinence des orientations de Figeacteurs car j’ai rencontré des personnes compétentes. Et ça a un vrai effet boule de neige. »

Faire partie d’un réseau c’est rompre l’isolement, apprendre à partager ses contacts, ses astuces : « Je n’ai pas encore essayé tous les temps réseau de Figeacteurs. Par exemple, je n’ai pas encore été aux déjeuners-entrepreneurs. Je me sens bien dans le réseau de Figeacteurs. Il n’y a pas d’immédiateté. Je reçois en ce moment, mais je sais que je vais à terme donner en retour. Je transmettrai mes conseils pour faire ma compta par exemple.»

« c’est super rassurant »

Passer la porte de Figeacteurs et intégrer son réseau nécessite de comprendre ce que l’on peut en tirer. Katia DENIS, co-fondatrice et co-présidente de l’association La Partagerie, avait hésité avant d’intégrer le réseau : « Je connaissais cette association mais je pensais que c’était surtout pour les entreprises ou projets avec des emplois. Or la Partagerie n’a pas vocation à créer des emplois dans l’immédiat. Je ne me sentais pas légitime au début pour bénéficier de l’accompagnement et du réseau de Figeacteurs. Mais finalement nous avons adhéré et nous avons bénéficié du réseau. Pour moi le réseau de Figeacteurs c’est aussi un lieu où on est accueilli avec nos questions. Je me suis sentie moins seule. » A quelques semaines de l’ouverture du lieu, l’association souhaite s’investir autrement dans le réseau : « Maintenant qu’on a traité les urgences, on va pouvoir venir aux matinales de Figeacteurs. On avait sous-exploité le réseau. A présent nous avons envie de rencontrer de plus grandes entreprises et créer de nouveaux partenariats. C’est pour ça qu’on s’est inscrit le 10 décembre à la prochaine matinale ».

Faire partie d’un réseau a de nombreux avantages : la montée en compétence, le soutien à la création des projets, la lutte contre l’isolement des entrepreneurs, le développement des activités économiques, la mutualisation des moyens. Pour Katia Denis, le réseau « ça prend du temps à se construire. On ne va pas toujours le mobiliser mais on sait qu’il existe et ça c’est super rassurant. » conclu Katia Denis.

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Le Saviez-vous : Figeacteurs propose des temps réseau sous plusieurs formes :

  • Les matinales réseau : avec des thématiques transversales où sont invité.es des structures employeuses, des experts, des institutions… (la prochaine se tiendra le 10 décembre 2026).
  • L’assemblée générale : ouverte à toutes et tous.
  • Les déjeuners-entrepreneurs : un repas partagé avec une thématique, un entrepreneur qui témoigne, des échanges, une parole libérée pour briser l’isolement des entrepreneurs.
  • Les groupes de travail avec des thématiques transversales : la mobilité, l’emploi des personnes étrangères, la formation des jeunes sur les métiers de la transition écologique…

Tous nos évènements sont à retrouver dans notre agenda

L’enquête mijote bien

ÇA MIJOTE met en place une enquête participative et propose aux habitant.es d’enquêter pendant 3 mois. Le première rencontre du 15 octobre a été un succès avec 50 enquêteur.ices mobilisé.es.

C’est la fin de journée, dans le très joli parc du château de Bataillé à Figeac. La porte de la grange, ouverte, laisse rentrer la chaleur de l’après-midi. Dans ce grand espace, des tables et des chaises (merci la mairie de Figeac ! ) sont disposées pour former 4 espaces distincts. L’équipe de Figeacteurs et des bénévoles s’occupent des derniers préparatifs et voilà les participants qui arrivent.

50 personnes se sont réunies dans la grange du château de Bataillé

Ils sont 50 à vouloir enquêter sur le territoire.  Ils ont choisi un thème entre l’eau ; l’habitat ; la santé ou l’économie locale. Pendant 2 heures, ils ont planché sur ces thèmes et ont choisi des axes de recherche. Munis de leur livret d’enquête, les 50 enquêteur.ices sont reparti.es de la grange pour aller explorer leur territoire pendant 3 mois. Ils vont farfouiller sur internet, fouiner dans les bibliothèques, papoter avec les habitants, rencontrer des professionnels … En d’autres termes : recherches bibliographiques, entretiens, questionnaires, observations … Les participant.es disposent des outils pour faire remonter les besoins des habitant.es et professionnel.les  et imaginer des solutions concrètes à mettre en place.

L’habitat

Le résultat de l’enquête est prévu pour fin janvier 2027. Mais promis, on vous tiendra informé tout du long  !

A la table sur l’Eau, les idées fusent

 

Une économie qui fait sens

En Novembre, l’économie Sociale et Solidaire est à l’honneur. Il s’agit de faire la part belle à une économie à lucrativité limitée. Mais c’est quoi cette « économie sociale et solidaire » ?

L’économie Sociale et Solidaire (ESS) désigne un ensemble de structures (employeuses ou non) qui ne visent pas l’enrichissement personnel mais qui valorisent le partage et la solidarité.

L’économie sociale et solidaire existe en France depuis le XIXème siècle. Elle puise ses racines lors de la Révolution Industrielle, période durant laquelle les travailleurs créaient les premières coopératives fondées sur la solidarité et l’entraide (sociétés de secours mutuels, coopératives de consommation et ouvrières) on parle alors d’économie « sociale ».

L’ économie dite « solidaire », née dans les années 1970, répond à la crise du chômage de masse et vise à répondre aux besoins des populations, à sa précarisation et aux inégalités…

Aujourd’hui, l’ESS est encadrée par une loi qui la définit comme un mode d’entreprendre et de développement économique adapté à tous les domaines de l’activité humaine. Traduction :  y adhèrent des personnes morales de droit privé dont :

  • Le projet économique et social répond à un besoin local : la structure de l’ESS vise à créer de la valeur pour le territoire et non pour des actionnaires.
  • La gouvernance démocratique est encadrée par des statuts. Dans une structure de l’ESS :  1 personne = 1 voix quel que soit l’investissement financier de chacun et avec une transparence de l’information
  • La lucrativité est limitée via une gestion spécifique. Dans une structure de l’ESS, les bénéfices sont majoritairement consacrés au maintien et au développement de l’activité et les réserves obligatoires constituées sont impartageables et ne peuvent pas être distribuées.

Ainsi l’ESS n’est pas un secteur d’activité mais une façon de faire, d’entreprendre collectivement. Les structures de l’ESS sont :

  • Des sociétés de personnes et non de capitaux
  • Des structures construites avec des statuts historiques de l’ESS :  associations, coopératives, mutuelles et fondations.
  • Des entreprises immatriculées « ESS » au registre du commerce et des sociétés ou agréées Entreprises Solidaires d’Utilité Sociale (ESUS)

Et Figeacteurs dans l’ESS ?

En tant qu’association Figeacteurs est une structure qui fait partie de l’ESS.  Figeacteurs a été créée en 2015 et se définie dans son jargon comme un Pole territorial de coopération économique (PTCE). Le PTCE Figeacteurs regroupe sur le bassin Figeacois des structures de l’ESS, des entreprises, des habitant.es, des établissements de recherches, des collectivités et tout autres organismes pour développer des projets économiques et sociaux répondant aux besoins du territoire.

Dans le Lot, l’ESS a toute sa place.

A Figeacteurs, nous sommes convaincus que c’est par l’expérimentation que les projets avancent. Pour cela nous prônons la co-construction, la coopération, la mutualisation des moyens humains et matériels.

Si vous aussi vous croyez qu’économie sociale et solidaire est possible pour notre territoire, profitez de ce mois de Novembre pour venir à notre rencontre et pour participer d’une manière ou d’une autre au développement de projets que nous vous proposons tout au long de l’année.

INFO UTILE : Tous les événement du mois de l’ESS sont sur mois-ess.org

Mobilité : les entreprises toujours engagées.

Voilà deux ans, un collectif d’entreprises s’est constitué pour renforcer les mobilités durables. Leur engagement a fait la différence et aujourd’hui le collectif a décidé de poursuivre, pendant un an, ses actions en élargissant ses propositions à tout employeur public ou privé.

Le programme Mob’AveyLot fait son bilan. Entre 2024 et 2026 : 80 structures employeuses ont été sensibilisées. 18 entreprises se sont engagées plus concrètement en travaillant en réseau sur les mobilités durables. Certaines agissaient déjà d’autres ont commencé à s’y pencher grâce au réseau. En partageant des outils, des connaissances et des expériences, l’ensemble des entreprises est monté en compétences.

Pour Faustine Lagarde, chargée de Management de Projet chez Nutergia, ce réseau est un soutien. « La mobilité est un sujet du quotidien qui concerne chacun d’entre nous et sur lequel nous ne pourrons agir qu’en mobilisant le collectif. Agir ensemble permet de donner de la visibilité au sujet, de porter une voix commune et d’être davantage entendus. »

Agir collectivement pour aider au mieux les salariés

En faisant connaître les solutions alternatives à la voiture individuelle et/ou en mettant en place des solutions concrètes pour favoriser l’usage du vélo, de la marche, du covoiturage… Les entreprises agissent sur les conditions de vie des salariés. En effet, les mobilités dites actives (marche, vélo) ont un impact sur la santé et les alternatives à l’autosolisme* (comme le covoiturage) font faire de réelles économies aux salariés.

Dans ce collectif, les entreprises se regroupent également en fonction de leur zone géographique. « À l’échelle de la zone des Taillades (à Capdenac-Gare), l’enjeu est également de mutualiser les réflexions et les solutions entre entreprises, afin de répondre au mieux aux besoins des salariés et de contribuer à renforcer l’attractivité de la zone. » nous explique Faustine Lagarde.

Quelle suite pour le réseau ?

Les entreprises vont poursuivre leur engagement sur 3 niveaux différents, au choix, avec un appui de Figeacteurs :

  1. Information sur les solutions locales de mobilité, veille, rencontre et webinaires de retours d’expériences d’employeurs, et si besoin, coaching mobilité pour de nouveaux salariés,
  2. Appui à la mise en place d’un plan d’action mobilités interne, incluant un accompagnement spécifique pour développer le covoiturage avec l’application Karos,
  3. A la demande, soutien aux actions collectives d’employeurs : achat groupé de vélos et d’équipement de sécurité pour les cyclistes, recherche de solutions pour les salariés en horaires postés, plan d’action à l’échelle d’une zone géographique mal desservie, formation à l’écoconduite…

Elles se retrouvent mi-octobre pour acter certains choix.

Toutes les entreprises sont les bienvenues.

Ce collectif invite toutes les entreprises employeuses qui le souhaitent à le rejoindre. Faustine Lagarde souhaite également voir ce réseau grandir : « Chaque entreprise a quelque chose à apporter sur le sujet de la mobilité. Il n’est pas nécessaire d’avoir déjà toutes les réponses ou d’avoir mis en place de nombreuses actions. L’intérêt du groupe est justement de partager ses problématiques, de s’inspirer des expériences des autres et de trouver des solutions concrètes. »

Pour plus d’information : Odile Proust : odile.proust@figeacteurs.fr / 06 73 67 56 45

(* L’autosolisme est le fait de se déplacer seul dans un véhicule.)

Le saviez-vous : Les français dépensent en moyenne 440€ par mois pour se déplacer en voiture (tous frais confondus). Le transport est le 2ème poste de dépense des français après le logement (et avant l’alimentation). Pour en savoir plus, vous pouvez lire cette étude de Rool Data en suivant le lien

Un atelier à louer dans les locaux de Figeacteurs

Gros succès avec notre dernière annonce pour les bureaux partagés à louer chez nous.

Il reste toutefois l’atelier.

Figeacteurs recherche un locataire pour un local professionnel :

19M2 ; 2 fenêtres ; non meublé ; point d’eau.  Loyer charges comprises* : 350€/mois.

*eau, électricité, charge

Pour visiter : 05 82 92 98 38 ou contact@figeacteurs.fr

Idéal petit bureau ou atelier en plein coeur de Figeac

L’atelier fait 19M2 et possède un point d’eau

Végétalisons nos entreprises

Vous avez eu chaud cet été ? Nous vous proposons une opération collective pour végétaliser les entreprises !

L’opération est mise en place par Regain avec Figeacteurs et Figeac transitions. L’objectif : végétaliser les entreprises locales.

Les arbres jouent un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique. Ils régulent le climat grâce à l’ombrage et à l’évapotranspiration. (Pour en savoir plus, nous vous conseillons cet article de l’ADEME)

3 étapes sont prévues dans cette opération :

  • un diagnostic : (avec une étude de faisabilité, une sélection d’arbres ou arbrisseaux locaux)
  • la plantation (prévue entre novembre 2026 et février 2027) et le suivi par des équipes qualifiées
  • la valorisation de votre action via une communication (réseaux sociaux, presse locale…)

Faites- nous part de votre intérêt en remplissant le formulaire.

Des questions? Contactez Pierre responsable commercial de REGAIN au 06 80 33 63 37

💡Le saviez-vous ? Un arbre mature au sein d’une plantation d’arbres évapore 450 litres d’eau par jour. Cela équivaut à 5 climatiseurs qui fonctionneraient 20H par jour. (source: ADEME)

« Ça Mijote » mène l’enquête

Lancement d’ une grande enquête participative le 15 Octobre à 17h30 !

On recherche des habitant de Figeac et alentours, Curieux, pour enquêter avec nous sur 4 sujets essentiels du quotidien : l’eau ; la santé environnementale, l’habitat et l’économie locale.

L’enquête est ludique et ouverte à tous. Un animateur vous guidera tout du long des 3 mois d’enquête.

👉🏻 Envie de découvrir ce qui se passe autour de chez vous?

👉🏻 Envie de comprendre des sujets parfois techniques ?

👉🏻 Envie d’apprendre les techniques d’enquêtes de terrain ?

Inscrivez vous pour la première étape de notre ✨enquête participative ✨ en suivant ce lien

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Enquêter c’est :
– Découvrir ce qui nous entoure
– Mieux comprendre des sujets parfois techniques
– Voir ce qui manque autour de nous.
– Imaginer, rêver à des solutions/ à des projets pour « Ça Mijote »

Pour enquêter :
– 3 ateliers collectifs (de 3 heures chacun en soirée)
– 1 animateur pour vous aider à chaque étape de votre enquête
– 1 livret individuel avec des méthodes, des outils pratiques…
– 1 solution informatique pour partager les données
– 1 cadre joyeux et bienveillant

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A La Fin de l’enquête :
– Les résultats de votre enquête sont édités
– Possibilité de participer à une émission radio par thématique : « Eau » « Santé environnementale » « Habitat » et « économie locale »
– Une grande soirée le 2 Mars 2027 (à l’espace François Mitterrand) pour mettre en avant les projets identifiés par les enquêteurs.

Pour en savoir plus :
Margot PERRIER / margot.perrier@figeacteurs.fr / 06.51.39.32.06

Faites Mijoter et savourez

ÇA MIJOTE c’est une aventure collective avec des habitants, associations, entreprises, collectivités du bassin de vie Figeacois.

ÇA MIJOTE est un programme pluriannuel. Il favorise la création d’activités entrepreneuriales pour répondre aux besoins des habitant.es. Pour y arriver, ÇA MIJOTE embarque toute la population et impulse une dynamique collective.

Le programme comporte plusieurs étapes :

  1. PREPARER LE TERRAIN : recueillir les rêves et les besoins des habitants et des acteurs économiques puis réaliser une enquête participative. L’enquête dure 3 mois et tout.e habitant.e peut enquêter avec nous. Les enquêteurs vont mieux comprendre des sujets complexes. Ils feront entendre leur voix et celles des personnes qui les entourent, et ils vont faire émerger des idées de solutions.
  2. SEMER : Grâce à l’enquête et aux liens avec les partenaires, ÇA MIJOTE détecte des idées et des projets. Ces pistes sont affinées pour concevoir collectivement des solutions concrètes. Une présentation des idées est prévue le mardi 2 Mars 27 à l’espace François Mitterrand à Figeac (réservez votre soirée !!)
  3. NOURRIR : avec ses partenaires, Figeacteurs sélectionnera les solutions qui seront accompagnées et développées (Mars-Avril 27)
  4. FAIRE GRANDIR : Pour que les solutions deviennent réalité, l’ensemble des partenaires accompagnera les projets. Il pourra y avoir tout autant des innovations, des reprises d’entreprises, l’implantation chez nous de solutions qui fonctionnent ailleurs… (Avril 27- avril 29.

ÇA MIJOTE s’inspire des méthodes développées par le réseau des « Start-Up de territoires ». Ce sont des techniques utilisées dans de nombreux territoires et qui montrent combien le collectif fait la différence.

ÇA MIJOTE  se concentre sur 4 sujets de notre quotidien :

L’eau : Les données sont sans appel, nous aurons de plus en plus de période de sécheresse dans le Lot. Le CEREMA prévoit une baisse de la ressource en eau de 20 à 40 % d’ici 2050 (pour les bassins hydrographiques du Lot et de la Dordogne). Quels projets pouvons-nous soutenir pour garantir l’accès à l’eau potable, préserver durablement la ressource tout en conciliant les différents usages ?

La santé : Au sein de ÇA MIJOTE on imagine la santé comme « une seule santé ». Cela signifie que notre santé humaine, la santé animale et la santé végétale sont toutes liées et font partie d’un même écosystème. De plus, nous pensons que la santé nous concerne toutes et tous : que nous soyons malades ou bien-portants. A l’heure du changement climatique, quels projets pouvons-nous soutenir pour préserver la santé de tous, en améliorant notre environnement et nos conditions de vie ?

L’habitat durable : Nous avons une très grande proportion de bâtis anciens sur le Lot (70% sont d’avant 1990) et la précarité énergétique et sociale va toucher de plus en plus notre population. Cela va avoir un impact sur la qualité de vie de nos habitants. De plus, les modifications des cellules familiales et l’augmentation des gardes partagées ont un impact significatif sur la demande de logement. Quels projets pouvons-nous soutenir pour assurer à chacun un logement décent tout en améliorant la performance énergétique et environnementale des bâtiments ?

L’économie locale : Dans un contexte de crises multiples (environnementale, sociale, économique…), nos entreprises locales ont pris conscience de leur responsabilité territoriale. Elles sont de plus en plus nombreuses à imaginer, et à s’engager avec d’autres acteurs pour favoriser les conditions de vie et de travail des habitants. Quels projets pouvons-nous soutenir pour les accompagner dans ces démarches et ainsi contribuer à la résilience du territoire ?

👉🏻 Vous êtes habitant.e, expert.e, représentant.e d’une structure locale ? Vous pouvez rejoindre ÇA MIJOTE pour partager, faire connaître vos besoins, tester les solutions proposées…

Calendrier détaillé de ÇA MIJOTE :

  • 15 Octobre 2026 : ouverture de l’enquête participative
  • Janvier 2027 : ouverture des candidatures pour les porteurs de projets qui souhaitent être accompagnés par ÇA MIJOTE
  • 2 mars 2027 : Soirée de présentation des projets et des idées
  • Mars 2027 : Démarrage des accompagnements

 

Chaque trajet compte

Une panne de voiture oblige Samira à trouver des solutions pour aller au travail. Aujourd’hui, elle est devenue une covoitureuse aguerrie.

Samira s’installe sur Villefranche-de-Rouergue en Décembre 2025. Très rapidement, elle trouve un emploi sur la zone de l’Aiguille à Figeac. Elle fait un jour de télétravail et 4 allers-retours par semaine. Mais un jour, la voiture tombe en panne. Les réparations prennent environ 3 semaines. Il faut donc s’organiser : « Il y avait dans la salle de pause une affiche pour l’application de covoiturage KAROS. Je connaissais déjà car j’avais vu des publicités dans d’autres villes mais je n’étais pas inscrite. En la téléchargeant, j’ai trouvé quelques covoitureurs. »

Les premiers temps, Samira subit le covoiturage. Elle doit organiser son emploi du temps en fonction des horaires des covoitureurs et avoue que le covoiturage rallonge son temps de trajet : « Il me faut rejoindre le lieu de rendez-vous. Et j’ai décidé d’y aller en navette et en marchant ( …) Comme ça je peux laisser la voiture à mon conjoint. » La voiture est enfin réparée mais le prix de l’essence grimpe : « Un aller-retour me coute presque 17€ avec ma voiture à essence qui consomme beaucoup. Si j’avais une voiture plus économe ce serait environ 12 € l’aller-retour. En covoiturage cela me coute 2€. » L’aide de la Région Occitanie joue un rôle essentiel : « Sans cette aide sur Karos, je devrais payer 6€ mon aller-retour au conducteur. » Le Covoiturage et l’aide de la Région lui font économiser près de 250€ par mois. 

250€ d’économie par mois

Le covoiturage c’est de nouvelles habitudes à prendre : « J’aime le silence. En voiture, le matin je n’écoutais même pas de musique. Alors cela m’a demandé un effort d’être avec des personnes. Mais en même temps, j’ai fait des super rencontres. Il y a des covoitureurs avec qui je rigole énormément. »

Les covoitureurs l’aident à découvrir la région ; « Il y a toujours des bons tuyaux, un conseil de village à visiter ou un festival à aller voir. »

Et elle aime aussi l’ouverture que propose le covoiturage: « Je fais parfois du covoiturage avec des collègues de mon entreprise mais j’en fais principalement avec des personnes qui travaillent dans d’autres entreprises et qui ont des métiers différents. »

A présent, Samira utilise sa voiture le moins possible. « Hier, je n’ai pas trouvé de covoiturage pour rentrer à l’heure idéale. Mais cela faisait au moins deux semaines que je ne l’avais pas prise. » En moyenne, il y a 5 ou 6 personnes qui proposent de covoiturer. « Mais je sais qu’il y en a beaucoup plus qui font le même trajet que nous, et qui sont seuls dans la voiture. »

Samira est consciente que cela freine les utilisateurs : “Plus nous serons nombreux sur Karos et plus nous pourrons covoiturer facilement.”

Le saviez-vous : L’application Karos se télécharge gratuitement pour les conducteurs et les voyageurs.

Une rentrée sur les chapeaux de roues

Dans la famille Vélo, je voudrais, le père, la mère et les 3 enfants. Il n’y a guère que Moussaka, le chat, qui rechigne à grimper sur la petite reine.

Sur les hauteurs de Figeac, la vue est splendide. Myriam et sa famille m’accueillent pour me raconter leur lien avec le vélo : « Enfant, je faisais du vélo pour aller voir mes copains. Puis, pendant mes études, avec Damien j’ai fait du VTT. Nous faisions de grandes randonnées à vélo. » Deux enfants plus tard, et vivant à 15 km de leur lieu de travail, ils ont utilisé la voiture.

Mais aujourd’hui, que la famille est installée à Figeac, le vélo a repris ses droits. Myriam a troqué le VTT pour un vélo électrique : « Je l’utilise pour aller à mon travail (Ndlr : Ratier) ; et je gagne du temps sur mon trajet car je peux garer le vélo presque en face de mon bureau. » Elle prend le vélo quelque soit la météo : « La jupe n’est pas toujours adaptée ; je préfère encore le vélo l’hiver. Je n’aime pas rester statique dans une voiture gelée. Et en vélo : pas de pare-brise à gratter ! »

Damien, son mari, a le vélo dans les pattes depuis belle lurette. Plus jeune, il faisait des compétitions d’enduro. Il pédale toujours, surtout pour ses trajets domicile-travail (situé sur la route d’Aurillac à 2 km de Figeac.) « J’ai gardé le VTT musculaire (Ndlr : sans assistance électrique), ça me maintient en forme.»

Pour cette rentrée 2026, toute la famille prend son vélo. La cadette (en maternelle) grimpe sur un petit siège installé à l’avant du VTT de son papa. Le casque vissé sur la tête, elle s’accroche fièrement au guidon. Les deux autres enfants ont pris l’habitude de circuler en vélo dès leur arrivée à Figeac, il y a 3 ans. Leurs parents se sentent en sécurité « Les conducteurs de voitures sont prudents et nous faisons tous les deux mois un check up pour nous assurer que les enfants ne prennent pas de mauvaises habitudes. »

L’ainé, 10 ans, va tout seule à l’école. Impossible d’arriver en retard me dit-il : « L’école en en bas d’une grande descente. Pour remonter je pédale, et sur la fin je dois pousser le vélo. Moi ce que j’aime c’est sentir les vibrations quand je roule. »

Comme sur des roulettes

Pour la gestion de tous ces vélos, Damien fait lui-même un premier contrôle. « Mais pour des réglages subtils comme les vitesses, j’apporte les vélos à la Bicycletterie. ».

Myriam rajoute « A Ratier, je bénéficie gratuitement de deux révisions par an sur mon vélo. La Bicycletterie vient sur site et ils peuvent aussi faire quelques petites réparations. » A celles et ceux qui craignent les crevaisons ou autre panne de vélo, Myriam rassure : « il y a toujours un collègue pour aider ; et puis, à Ratier, on a des chambres à air de secours et des pompes à vélo.»

Myriam comprend que le vélo n’est pas la solution pour tous, mais elle conseille de tenter l’expérience grâce à des prêts de vélos : « Essayer c’est l’adopter ! »

Le saviez-vous : Vous pouvez essayer un vélo à assistance électrique à la Bicycletterie de Figeac (16 Rue Caviale – contact : 09 82 62 67 41)