Jamais sans son vélo

10.000 km c’est la distance à vol d’oiseau qui sépare Paris et Tokyo. 10.000 km c’est aussi la distance que peut parcourir André à vélo, en une année.

André arrive sur son vélo, flanqué de son gilet et casque fluos. Il le gare délicatement. Il est très à l’aise et à sa manière de faire les gestes, on remarque qu’il est un cycliste très expérimenté. En sirotant un café il raconte son passé de chauffeur poids lourds (15 ans), et sa bascule pour arrêter la voiture et se déplacer à vélo.

Ce lillois était en voyage à vélo quand il a décidé de poser ses valises dans le Lot. « Là-bas, je pouvais faire du vélo musculaire ; Ici ça monte et ça descend beaucoup plus, alors j’ai investi dans un vélo électrique.» André travaille à Capdenac-GAre. Il est en CDI-intérimaire dans l’usine Raynal et Roquelaure au service expéditions. L’agence interim, Start People, savait qu’André ne se déplaçait qu’à vélo. Les horaires décalés et les quelques 30 km aller-retour n’ont pas gêné pour autant la prise de poste.

« J’ai souvent un trajet en pleine nuit alors je suis très bien éclairé. Quand je travaille le matin je suis sur le vélo à 4H30. L’hiver quand je travaille d’après-midi, je rentre vers 19H. » L’accès à la douche de l’entreprise est un vrai plus pour qui vient en vélo le matin. « Et à vélo, je prends le temps, et je me sens plus réveillé pour ma journée de travail ».

A la question pourquoi avoir lâché la voiture, il répond sans hésiter : «Pour arrêter de financer des guerres en achetant de l’essence». André veut aussi plus de liberté et moins dépenser. « J’ai investi dans un bon vélo et avec le matériel, les accessoires, ça commence à chiffrer. »

Mais il gagne au change : pas de réparations couteuses sur une voiture, pas de carburant, et pas d’assurance auto.

Il y a quelques mois, André a dû se déplacer à Luc-La-Primaube pour une formation professionnelle. «Je devais passer mes CACES. La formation a duré plusieurs jours. Je n’allais pas faire les 120 km aller-retour tous les jours. Mais j’y suis quand même allé en vélo et je dormais sur place.»

André enfourche le vélo électrique pour ses trajets quotidiens domicile-travail. Le week-end, il prend son vélo musculaire pour des randonnées : « Avec le vélo on peut partir facilement. Moi j’aime prendre la route sans destination avec juste de quoi dormir et la carte véloroute.»

Mis à part une crevaison et une rencontre malheureuse avec un ragondin étourdi, qui a oublié de regarder en traversant, André est toujours arrivé à l’heure et en un seul morceau au travail.

Il remet son casque et son gilet pour rejoindre l’usine. Je réalise que pour un monsieur dont le nom de famille est “Prudent”, le fluo lui va à merveille.

Le saviez-vous : Dans les pays occidentaux, 40 % des personnes ont une maladie liée à la faible activité physique, ce qui génère environ 10 % des décès. Le vélo est un allier pour la santé. Chaque kilomètre parcouru à vélo permettrait d’éviter environ un euro de coût de santé en France (selon une analyse de l’enquête décennale de mobilité conduite par l’Insee.)

Le voyage et la destination

Dans une vie où tout va vite, Gérard, savoure les voyages en train qui l’invitent à la rêverie.

Le train TER à destination d’Aurillac entre en gare. Il est 11H19, Gérard, chapeauté monte dans le wagon. Il descend 20 minutes plus tard à Maurs pour aller déjeuner chez sa mère. Depuis quelques années, il a décidé de ne plus y aller en voiture. « Je dois marcher 1 km depuis la gare de Maurs. C’est un autre rythme. »

Gérard fait partie de cette génération pour qui la voiture est un symbole de richesse et de réussite sociale. Il a donc une grosse voiture. « Mais lorsque je roule tout seul, je déplace un colosse alors que le train fait le même trajet.» Il a toujours aimé le train : « Le roulis me berce. Et j’aime regarder les gens et imaginer leurs vies, leurs histoires.» Pour son travail de chef d’entreprise, Gérard était amené à se déplacer très régulièrement : «J’étais beaucoup en voiture pour aller voir les clients. Mais pour les déplacements à Paris j’aimais prendre le train de nuit et arriver le matin. Je faisais mes rendez-vous la journée et je reprenais un train le soir pour rentrer à Figeac. »

Gérard reconnait que les trains sont nettement plus confortables que dans sa jeunesse. « Pour aller au lycée à l’internat d’Egletons je faisais presque 3 heures de train. Nous étions nombreux et ils mettaient des wagons supplémentaires pour la rentrée des classes. Pas de banquettes rembourrées, c’étaient des banquettes en bois et un poêle à charbon au bout du wagon. Puis est arrivé le Capitole. Là c’était autre chose ! » (Ndlr : le Capitole est un train qui a circulé entre Paris et Toulouse de 1960. Il était le premier train européen à rouler à 200KM/H Comble du luxe il y avait un wagon restaurant)

Gérard aime tant le train qu’il avoue en rigolant : « Une fois je suis allé à Paris comme ça. Puis arrivé à destination, j’ai repris le train en sens inverse pour rentrer. Comme ça, juste pour le plaisir du voyage.»

Le train c’est comme un poème : une ballade rythmée par les paysages et les ballottements du wagon. Gérard voit dans chaque départ en train le début d’une histoire. Et lorsqu’il monte dans le train il nous rappelle que « le voyage compte tout autant, si ce n’est plus que la destination. »

Le saviez-vous : Le nombre de voyageurs en train est en constante augmentation. En 2025, la fréquentation des trains enregistre un nouveau record historique, avec une progression de 4 % pour les services à grande vitesse et une hausse continue des services TER et franciliens.

A plus dans le bus

Voilà un an et demi que Catherine a lâché sa voiture. Comment se déplace-t-elle aujourd’hui ? En transport en commun.

Le voyage en bus ou en train c’est la tranquillité. Malgré certains aléas, Catherine y trouve plus d’avantages que d’inconvénients.

Auparavant, vivant dans la banlieue lilloise, Catherine utilisait les transports en commun, la voiture et le vélo. Depuis 2014, elle vit à Figeac. Elle avait gardé sa voiture mais l’utilisait rarement : « Je remonte régulièrement à Lille pour voir ma mère mais je préfère y aller en train plutôt qu’en voiture. Et comme je vis dans Figeac, je prenais déjà le bus de ville. La voiture restait souvent garée. Et puis un jour elle est tombée en panne. A ce moment-là, j’ai décidé de ne pas la faire réparer ni d’en racheter une. »

Démarre alors un autre rythme de vie. « Je suis à la retraite, c’est plus facile pour moi de dépendre des bus, car je n’ai pas de contraintes horaires. » Catherine vit dans le quartier Bataillé et elle peut prendre deux lignes de bus : « Les lignes 5 et 6 passent régulièrement.». En revanche elle met de côté le vélo qu’elle trouve trop dangereux avec les grandes descentes.

Le plus heureux dans l’histoire : son porte-monnaie : les bus de ville sont gratuits, il n’y a plus d’assurance auto, plus de frais annexes. « Avec le prix du carburant qui monte sans arrêt, j’ai pris la bonne décision. Et il y a une forme de tranquillité de l’esprit. Je ne m’inquiète plus pour les pannes, les révisions… »

Catherine, emprunte 2 ou 3 fois par an une voiture (à son fils ou à un voisin) et en loue parfois. « J’ai entendu parler de l’autopartage à Figeac mais je n’ai pas encore pris contact avec eux. Il faut que je le fasse. J’aime conduire et je veux continuer à conduire plusieurs fois par an pour ne pas perdre l’habitude. »

Pour le reste de ses déplacements hors Figeac : elle prend le train pour aller voir sa fille à Toulouse, le bus pour aller à Cahors, et le train pour aller voir sa mère à Lille, 4 fois par an. Catherine fait donc Figeac – Toulouse – Montpellier – Lille. Une journée de voyage : « Oui c’est long mais je lis ou je fais des jeux. Et puis dans le train on discute et on regarde les paysages. Ce mode de déplacement correspond à une démarche volontaire de décroissance complète. » Catherine souhaite vivre en consommant le moins possible. La carte Senior de la SNCF, et autre carte de réduction pour les bus Lio lui permettent de voyager à prix réduit.

Elle ne le cache pas, sa décision n’est pas toujours facile à tenir : «Parfois je suis tentée d’en reprendre une. C’est plus facile d’avoir sa propre voiture et de bouger quand on veut. » Mais quand elle fait le bilan, Catherine y voit bien plus de bénéficies. « J’ai sacrifié un peu de liberté mais j’ai gagné beaucoup plus de l’autre côté.»

Le Saviez-vous : La maison de région à Figeac propose de vous orienter sur toutes vos questions de mobilité. L’accueil est ouvert au public du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h. Pour tout connaître sur votre maison de Région à Figeac, voici leur site internet

La Brouette

La voiture, ce bien presque sacré pour certains, Frank ne lui trouve pas d’autres intérêt que d’être utile. Il a donc décidé de la partager avec d’autres habitants de Figeac.

Un jardin d’Eden, sous le soleil du matin. Sur la table de la terrasse de Frank, on savoure la vue et un bon café. Frank et sa femme sont arrivés il y a 2 ans à Figeac pour y passer la retraite. 

Un énième déménagement pour ces baroudeurs. La voiture n’a jamais été son premier choix pour se déplacer. «J’ai toujours privilégié les transports en commun ou le vélo. J’ai vécu en région parisienne et c’était plus facile ainsi.»

Frank inverse la question de la mobilité. Il ne va pas chercher une solution pour se déplacer quotidiennement, il va plutôt chercher un nouvel habitat pour limiter au maximum ses déplacements. « Nous avons déménagé pour réduire les distances domicile – travail ou pour faciliter les déplacements des enfants pour le lycée. Cela me semble normal de déménager pour me rapprocher du travail. » Il y voit une solution concrète pour passer moins de temps dans les transports, moins dépenser et avoir plus de temps libre.

Quand il fallait acheter une voiture: «C’était toujours la plus petite, la plus légère et à essence car c’est moins polluant.» Aujourd’hui, Frank a une C3 sur Figeac. «C’est un peu ma brouette. Je l’utilise beaucoup pour aller à la déchetterie ou pour faire des grosses courses. » Le reste des déplacements Frank les fait en vélo électrique. Résultat, la voiture est la majorité du temps garée dans le jardin.

Partager sa voiture

«Alors quand j’ai entendu parler d’un réseau d’autopartage pour permettre à des personnes d’emprunter une voiture, j’ai eu envie d’essayer.»Le groupe d’autopartage est chapeauté par l’association Figeac écomobilité. Le concept : des propriétaires de véhicules prêtent leur voiture à des membres de l’association contre des dédommagements de frais kilométriques.

« Ma motivation est écologique. Cela ne réduit pas l’autosolisme (ndlr : le fait de se déplacer seul en voiture) mais au moins cela permet de limiter le nombre de voiture sur le marché. Et puis il y a des personnes qui n’ont pas les moyens de s’acheter une voiture et grâce à l’autopartage ils ont accès à une voiture. »

Il a fallu quelques ajustements logistiques, et changer son assurance au tiers par une assurance tous risques. Aujourd’hui, Frank est satisfait de son choix et accueille les nouveaux membres dans l’association. En repartant de chez Frank, je passe à côté de sa « brouette », qui attend la prochaine location.

Le saviez-vous : Vous souhaitez partager votre véhicule ou vous chercher à emprunter une voiture ? L’autopartage est ouvert à toutes et tous. Pour en savoir plus, allez sur leur site internet. 

Liberté chérie

Qui se souvient de son premier voyage en train tout seul ? S’il y en a une qui s’en souvient bien : c’est Lou.

Lou attend sur le quai de la gare, le billet imprimé dans la poche et la capture écran dans le téléphone portable. Le train arrive, un baiser pour dire au revoir à sa maman et zou, la voici qui monte pour se trouver une place dans le TER. Il y a encore quelques mois, elle n’aurait jamais pensé faire cela aussi facilement. Lou vient d’entrer en 3ème au collège Jeanne D’Arc et elle me raconte comment elle a appris à prendre le train toute seule.

La jeune fille vit à Figeac mais ses amies d’enfance sont à Tarbes. Et cet été, ses parents ne sont pas disponibles pour l’amener en voiture. Qu’à cela ne tienne, elle prendra le train.

Seulement voilà, Lou n’a jamais pris le train : « le bateau, le bus.. oui et toujours avec des adultes. Mais pas le train.» Pour un premier entrainement, sa mère et elle s’amusent à prendre le TER direction Capdenac-Gare. C’est un petit trajet, mais suffisant pour comprendre comment fonctionne la gare et s’habituer à lire les horaires sur les panneaux d’affichage. Puis c’est le grand saut.

« J’étais stressée pour ce trajet. Je prenais la ligne de Toulouse à Tarbes mais je descendais avant le terminus. J’avais peur de rater l’arrêt. Mais ça s’est bien passé. »

Tellement bien d’ailleurs, que depuis, Lou a refait plusieurs voyages cet été. Trois allers-retours plus tard, Lou se sent bien dans le train. « J’aime le train, Cela permet d’aller où je veux, quand je veux. »

Les retards et les annulations ? «J’avais peur au début alors que finalement, sur tous les trajets j’ai eu un retard de 15 minutes max. » Elle explique que grâce aux réductions, ses trajets ne coutent parfois qu’1€.

Dans le train, Lou continue à se perdre dans les paysages et s’amuse à observer les voitures arrêtées devant le passage à niveau. « J’avais déjà vu des trains passer quand j’étais dans une voiture. Mais là, c’était l’inverse. Et ça m’a amusée. » Elle a des habitudes de voyageuse : « J’aime me mettre au bord de la vitre pour poser mes pieds sur le petit rebord sous la fenêtre. Et puis dans le train, je peux faire mes devoirs ou lire aussi.»

Et si vous lui demandez ce qui est le plus difficile avec ce mode de transport elle répondra du tac au tac : « Le sac ! J’aime lire alors mon sac est toujours trop lourd. » Prochaine étape : Faire toute seule Figeac-Tarbes avec la correspondance à Toulouse.

Lou prend le train toute seule pour la première fois

Le saviez-vous : Fairtiq est une application qui donne accès à des réductions pour les voyages en train et Bus Lio. Plus d’info sur le site de la région Occitanie  

Semaine européenne de la mobilité – édition 2026

La Semaine européenne de la mobilité fédère les citoyens, les associations, les entreprises et les collectivités autour de solutions de déplacement plus durables et accessibles à tous.  Officiellement prévue du 16 au 22 septembre, elle permet à tous les acteurs du territoire de proposer des actions concrètes. Comment bouger autrement et comment mieux connaître les solutions existantes ?

Voici l’ensemble des actions prévues autour de Figeac :

🚲🛠️ Atelier d’auto-réparation de son vélo – Organisé par l’association La Roue fédère. A La Forge, 2 avenue Maréchal Foch à Figeac. Ouvert à toutes et tous. contact@larouefedere.org – Samedi 12 septembre, 9h30 à 12h30.

🚌🚲🚆Fête de rentrée du centre social et de la mobilité – A Figeac, Place Vival et jardin du centre social.
Animations et info pour tous. Tout savoir pour se déplacer : covoiturage local, vélo électrique, autopartage, cars Lio, bus, train… Les nouveautés, les tarifs… Essai de vélos et de micro-véhicules électriques. Animations karts à pédale, circuit vélo pour les enfants, rallye photo…
Possibilité de repas médiéval sur inscription au 05 65 50 05 01
Avec Figeacteurs, Figeac Ecomobilité, Maif Prévention, les partenaires du centre social, Région, Grand Figeac, Ville de Figeac. – Mercredi 16 septembre, 14h-17h.

🚗 Apéro d’info sur l’auto-partage entre particuliers – A Figeac (brasserie La Monnaie) avec l’Association Figeac Ecomobilité – Mercredi 16 septembre, 18h.

🫱🏼‍🫲🏽 Matinale d’échanges d’expériences sur les mobilités des actifs, à destination des employeurs. A Figeac (lieu à définir). Organisé par l’association Figeacteurs dans le cadre du programme MobAveyLot, l’écomobilité pour tous. Sur inscription : odile.proust@figeacteurs.fr, 06 73 67 56 45 – Jeudi 17 septembre, 10h-12h30.

🚗🧑‍🤝‍🧑Atelier d’info : sur le covoiturage du quotidien et les solutions locales de déplacement. A Decazeville, Association Chorus, 36, rue Cayrade. Animé par Figeacteurs. Pour demandeurs d’emploi et salariés. Info : odile.proust@figeacteurs.fr – Jeudi 17 septembre, 14h30. accueil@chorus12.fr

💻Faciliter la mobilité des salariés. Webinaire régional pour les employeurs, sur les retours d’expériences dans différents territoires. Organisé par Mob’IN Occitanie, en partenariat avec Figeacteurs, dans le cadre du programme national Tims pour les mobilités durables et inclusives. Inscription à occitanie@mobin-solutions.fr. Info : odile.proust@figeacteurs.fr – Vendredi 18 septembre, 10h.

🚲🧩Atelier « Schéma cyclable » pour les habitants, temps d’information et de concertation organisé par le Grand Figeac, pour préparer le Schéma cyclable intercommunal. Ce schéma a pour objectif d’encourager la pratique du vélo et de définir les aménagements et actions à mener dans ce sens. Avec la participation de la Maison Sport Santé. A Cajarc, salle des fêtes Françoise Sagan.
Info: typhaine.leloup@grand-figeac.fr – Mardi 22 septembre, 18h-20h.

🚆🚌🚲🧑‍🤝‍🧑 Stand d’info Mobilités au Salon des étudiants (Vélos, appli de covoiturage, tarifs réduits…) . Avec la participation de la référente Mobilité de l’Université de Toulouse, Figeac Ecomobilité, Figeacteurs, la Région Occitanie. Organisé par le Grand Figeac. A Figeac, Espace François Mitterrand. Info : typhaine.leloup@grand-figeac.fr – Mercredi 23 septembre, à partir de 17H.

☕🚆🚌🚲 Café-mobilité « Et si on bougeait autrement ? » Info et d’échanges, avec Figeacteurs, pour trouver des solutions pour se déplacer aujourd’hui sans trop dépenser. A Figeac, L’Arrosoir, 5 rue Crussol. Contact : odile.proust@figeacteurs.fr – Mercredi 23 septembre, 19h30.

🚆🚌🚲☕ Café Usagers en gare de Figeac Info et échanges, à la maison de Région, place de la Gare à Figeac. Contact : 05 61 33 48 40  – Vendredi 25 septembre, de 13h30 à 16h30

🚲⛺🚲  BicycLot, visite à vélo d’alternatives locales. Départ de Figeac à 14h le 26/09, camping possible le soir, retour le 27 à 18h. Places limitées à 30 personnes. Inscriptions : bicyclot@lilo.org
Une boucle de 60 km pour rencontrer Les Communs de la Marinie à Causse et Diège, le tiers-lieu Quinte&Sens à Felzins et le collectif agricole de Listours. Adhésion de 16€ et prix libre pour la balade. Organisée par l’association Tant BOURG Battant- Samedi 26 et dimanche 27 septembre.

🚲🛠️ Atelier d’auto-réparation de son vélo : Organisé par Association La Roue fédère. A La Forge, 2 avenue Maréchal Foch à Figeac. Ouvert à toutes et tous. contact@larouefedere.org – Lundi 28 septembre, 15h à 19h30.

🚆🚌🚲🧑‍🤝‍🧑« Comment se déplacer autrement qu’en voiture individuelle dans notre société ? » Intervention de Figeacteurs, suivie d’échanges, dans le cadre des Causeries de USP Université des Savoirs Partagés. A Villefranche de Rouergue, Hôtel Les Fleurines (entrée place de l’Hôpital Saint-Jean). 1 € pour les adhérents, 3 € pour les non adhérents. Info : odile.proust@figeacteurs.fr – Lundi 28 septembre, 18h-19h30.

🏞️🚲🚆🚌💶Rencontre Mobilité durable en territoire rural et solutions de financement. Pour les entreprises, collectivités et autres acteurs locaux. Organisé par la CCI du Lot. Tables rondes avec les acteurs de la mobilité et espace d’échanges, suivies d’un cocktail déjeunatoire. A Cambes, en présentiel et en visio. Inscription  Mardi 29 septembre, 9h-12h

💻 Webinaire d’info pour les employeurs. Les solutions locales de mobilité pour les salariés. Avec l’intervention de Figeacteurs, France Travail et Decazeville Communauté. Info : odile.proust@figeacteurs.fr – vendredi 9 octobre, 9h-10h.

Télécharger le programme : Programme de la semaine européenne de la mobilité. 2026

S’entraider pour embaucher

Le collectif « Patrons Solidaires Lot Aveyron » se retrouve le 5 Octobre de 14H à 16H à la Recyclerie de Regain (Ceint D’eau). C’est le 3ème temps collectif prévu dans cette phase d’expérimentation.

Depuis le mois de mai 2026, deux associations (la Cimade et Jamais Sans Toit 46) et des employeurs (dont le patron de la brasserie de la Monnaie à Figeac) ont créé un groupe de travail sur la thématique de l’emploi des personnes étrangères.

Accompagné par Figeacteurs, le collectif « Patrons Solidaires Lot Aveyron » a fait le constat suivant :

  • Les employeurs souhaitent mieux connaître l’ecosystème local autour des personnes étrangères en recherche d’emploi.
  • Les professionnels et bénévoles qui accompagnent les chercheurs d’emploi souhaitent promouvoir des profils vers des stages de découverte et de l’emploi.
  • La question de la mobilité et du logement est un frein pour certaines embauches.
  • Les employeurs souhaitent être accompagnés pour des démarches administratives parfois complexes (liées à l’embauche ou à la formation des personnes étrangères)

Dans ce cadre, le collectif a mis en place quelques outils et pratiques pour faciliter le lien entre toutes les parties prenantes.

Le collectif a également décidé de se réunir et d’ouvrir ce temps à tous les employeurs intéressés par la démarche.

Au programme de cette 3ème rencontre réseau :

– Retour sur vos attentes et sur les outils / solutions mis en place par le réseau « Patrons Solidaires Lot Aveyron » // Quel bilan tirez-vous de ces trois mois de test?
– Perspectives : Quelle forme donner au collectif « Patrons Solidaires Lot Aveyron » à l’avenir (les 5 membres actifs du collectif vous proposeront des pistes de modèle )
– Echange pratique sur le Français Langue étrangère (FLE) : « Patrons solidaires Lot Aveyron » a invité deux professionnels du domaine pour vous orienter et répondre à vos questions sur les financements possibles (pour des salariés ou des candidats)

Pour ceux qui le souhaitent : possibilité de rencontrer des candidats en recherche d’emploi à Regain après la réunion (soit à 16H)

Inscription souhaitée par mail : pat.sol.lot.aveyron@patrons-solidaires.org

Figeacteurs cherche de nouveaux coworkers

Les bonnes résolutions de la rentrée c’est maintenant !

Un bureau se libère (location au mois) .

Un atelier est également à louer dans le bâtiment, avec point d’eau et accès aux parties communes de nos bureaux.

La location comprend : les charges (eau/électricité), Internet, l’accès aux communs, l’entretien des communs et l’accès à l’imprimante.

Infos : contact@figeacteurs.fr ou 05.82.92.98.38

 

Création du fonds de dotation du Pays de Figeac

Après une année de travail, un groupe de travail composé de membres du réseau Figeacteurs a réussi à créer un fonds de dotation local !

Le groupe est parti des besoins exprimés par les associations et organismes du territoire. Ces derniers voulaient trouver plus facilement des financements auprès des entreprises locales. Ils souhaitaient également bénéficier de l’appui de bénévoles ou d’experts. Le groupe a donc étudié différentes initiatives existantes en France et localement.

Après mûre réflexion et grâce à l’engagement de trois membres fondateurs, le fonds de dotation a été officiellement créé en juin 2026. Il soutient des initiatives ancrées localement. Le fonds de dotation du pays de Figeac donnera des moyens d’agir à des projets qui renforcent la solidarité et l’inclusion, qui préservent l’environnement et/ou qui accompagnent la culture, l’éducation et le sport.

Il dispose d’une dotation initiale de 50.000€. L’objectif est de mobiliser 300.000€ de mécénat en trois ans.

Aujourd’hui, une nouvelle étape commence avec la recherche de nouveaux mécènes et de projets à soutenir !

Vous souhaitez devenir mécène ?

Que vous soyez une entreprise, un citoyen ou une organisation, chaque contribution permet de renforcer la capacité d’agir de notre territoire.  Au-delà du soutien financier, le fonds de dotation a pour ambition de créer une communauté de personnes engagées. Les participants pourront se rencontrer, échanger et accompagner les projets.

Vous portez un projet ?

Si vous pensez que votre initiative correspond à l’esprit du fonds, n’hésitez pas à les contacter. vous pourrez échanger avec les membres afin de faire connaissance et de vérifier ensemble que votre projet est en adéquation avec les objectifs du fonds, avant toute candidature.

Mécène ou porteur de projet : un site : www.figeacois.fr et une adresse mail  : fondsdedotation@figeacois.fr

Un grand merci aux membres du groupe de travail, Gérard Sabut, Bruno Laubard, Philippe Connan ,Philippe Tavernière, Cédric Couturier, Solène Riaublanc et l’animatrice de choc Merryl Parrisse

« Change de Disque » : un tour chez Maud

Passionnée, intrépide, joyeuse.

Celles et ceux qui passeront la porte de sa boutique, ressentiront certainement ce même entrain que j’ai eu à papoter avec Maud. C’est ce qu’elle aime Maud: parler librement et apprendre des uns des autres.

Samedi 30 mai, elle saute le pas de l’entreprenariat et ouvre sa boutique de disquaire-café en plein cœur de Figeac (11 rue Caviale). L’endroit lui ressemble. C’est cosy et ça donne envie de passer du temps à farfouiller entre les vinyles, à écouter de la musique en sirotant un verre.

Tout semble simple et il y a comme un goût d’évidence dans ce café, mais ce n’est pas sans une dose de stress : « A quelques jours de l’ouverture, je ne dors plus très bien. Il y a encore beaucoup à faire pour que tout soit prêt. Aujourd’hui, par exemple, je rentre dans mon système informatique chaque vinyle pour le référencer et faciliter ma gestion de stock. C’est long et fastidieux.».

Un projet bien rythmé

Le projet d’ouvrir son entreprise est survenu il y a un an. Maud a eu une première carrière professionnelle pendant plus de 20 ans dans le domaine du cinéma. Projectionniste, responsable de salle, elle a travaillé longtemps en région parisienne puis 6 ans pour l’Astrolabe à Figeac. « Je commençais à m’ennuyer. Partir ? Mais partir pour quoi faire ? J’avais m’impression que je ne savais rien faire d’autre qu’être projectionniste. Et puis je me suis raccrochée à ma seconde passion : la musique ». Friande de vinyles, ayant le goût de découvrir de nouveaux horizons musicaux, elle commence à imaginer un lieu qui lui manque à Figeac : un lieu pour acheter des vinyles neufs et d’occasion. « Change de disque » commence à naître dans son imaginaire.

Maud prend conscience de ses qualités : son sens de l’accueil et son envie de rendre service sont des atouts pour ouvrir un commerce. Pour autant, elle ne savait pas par quel bout commencer. « Et puis un jour, par hasard, je rencontre Odile lors d’un événement Féminin-Pluriel à la gare de Figeac. Elle me décrit le parcours d’accompagnement de Figeacteurs et m’écoute avec attention. » Alors tout s’enchaîne assez vite. Maud quitte son emploi en avril 2025 et intègre en suivant le parcours d’accompagnement des porteurs de projets. « J’ai beaucoup appris pendant ces quelques mois avec Odile et grâce aux journées thématiques. » La dynamique de groupe avec d’autres porteurs de projets l’a beaucoup aidée à prendre confiance. « J’ai toujours été salariée et il n’y a personne dans ma famille ou mon entourage qui est commerçant. Dans notre groupe de futures entrepreneuses, ça respirait le doute. Nous doutions de tout. » Entreprendre c’est toujours prendre un risque. Il a fallu se rassurer, enquêter, pour démarrer. « C’est pour ça que je préfère commencer petit. Pour ce mois de juin, je suis curieuse de savoir comment les Figeacois vont accueillir ce lieu. »

Quand la musique est bonne

Maud me raconte ce que l’on peut trouver comme style de musique dans ses rayons : « Tout ! J’ai vraiment à cœur de proposer une large gamme de style. Evidemment avec ma passion pour le cinéma il y aura pas mal de musiques de films. Et puis si je n’ai pas en stock, je peux commander en ligne avec la personne. » Dans les rayons, il y aura aussi des CD et de K7 et Maud proposera un service de nettoyage des vinyles.

Pendant que l’on discute au comptoir, une passante, curieuse, glisse la tête dans l’encadrure de la porte: « Vous êtes ouverte ? » Maud lui répond tout sourire : « Pas encore, j’ouvre le 30 mai. » Elle retourne derrière son bar et me glisse confiante : « Ça aurait été dommage de ne pas le faire. On n’a qu’une vie et j’attaque la deuxième partie de ma vie professionnelle.»

 

Change de Disque, 11 rue Caviale, ouverture le 30 mai 2026

Site internet , page instagram ;