Chaque trajet compte
Une panne de voiture oblige Samira à trouver des solutions pour aller au travail. Aujourd’hui, elle est devenue une covoitureuse aguerrie.
Samira s’installe sur Villefranche-de-Rouergue en Décembre 2025. Très rapidement, elle trouve un emploi sur la zone de l’Aiguille à Figeac. Elle fait un jour de télétravail et 4 allers-retours par semaine. Mais un jour, la voiture tombe en panne. Les réparations prennent environ 3 semaines. Il faut donc s’organiser : « Il y avait dans la salle de pause une affiche pour l’application de covoiturage KAROS. Je connaissais déjà car j’avais vu des publicités dans d’autres villes mais je n’étais pas inscrite. En la téléchargeant, j’ai trouvé quelques covoitureurs. Et mon employeur m’a même prêté une voiture. »
Les premiers temps, Samira subit le covoiturage. Elle doit organiser son emploi du temps en fonction des horaires des covoitureurs et avoue que le covoiturage rallonge son temps de trajet : « Il me faut rejoindre le lieu de rendez-vous. Et j’ai décidé d’y aller en navette et en marchant ( …) Comme ça je peux laisser la voiture à mon conjoint. »
250€ d’économie par mois
La voiture est enfin réparée mais le prix de l’essence ne fait que monter : « Un aller-retour me coute presque 17€ avec ma voiture à essence qui consomme beaucoup. Avec une voiture plus économe ce serait environ 7 € l’aller-retour. En covoiturage cela me coute 2€. » Samira économise près de 250€ par mois. « Grâce à l’aide de la Région, le conducteur aussi est gagnant. Sur mon trajet Villefranche – zone de l’aiguille il reçoit 6€ de Karos. »
Le covoiturage c’est de nouvelles habitudes à prendre : « J’aime le silence. En voiture, le matin je n’écoutais même pas de musique. Alors cela m’a demandé un effort d’être avec des personnes. Mais en même temps, j’ai fait des super rencontres. Il y a des covoitureurs avec qui je rigole énormément. »
Les covoitureurs l’aident à découvrir la région : « Il y a toujours des bons tuyaux, un conseil de village à visiter ou un festival à aller voir. »
Et elle aime aussi l’ouverture que propose le covoiturage: « Je fais parfois du covoiturage avec des collègues de mon entreprise mais j’en fais aussi avec des personnes qui travaillent dans d’autres entreprises et qui ont des métiers différents. »
A présent, Samira utilise sa voiture le moins possible. « Hier, je n’ai pas trouvé de covoiturage pour rentrer à l’heure idéale. Mais cela faisait au moins deux semaines que je ne l’avais pas prise. »
En moyenne, il y a 5 ou 6 personnes qui proposent de covoiturer. « Mais je sais qu’il y en a beaucoup plus qui font le même trajet que nous, et qui sont seuls dans la voiture. »
Samira est consciente que cela freine les utilisateurs. “Plus nous serons nombreux sur Karos et plus nous pourrons covoiturer facilement.”
Le saviez-vous : L’application Karos se télécharge gratuitement pour les conducteurs et les voyageurs.

@CANVA









