Archive d’étiquettes pour : Réseau d’employeurs

Chaque trajet compte

Une panne de voiture oblige Samira à trouver des solutions pour aller au travail. Aujourd’hui, elle est devenue une covoitureuse aguerrie.

Samira s’installe sur Villefranche-de-Rouergue en Décembre 2025. Très rapidement, elle trouve un emploi sur la zone de l’Aiguille à Figeac. Elle fait un jour de télétravail et 4 allers-retours par semaine. Mais un jour, la voiture tombe en panne. Les réparations prennent environ 3 semaines. Il faut donc s’organiser : « Il y avait dans la salle de pause une affiche pour l’application de covoiturage KAROS. Je connaissais déjà car j’avais vu des publicités dans d’autres villes mais je n’étais pas inscrite. En la téléchargeant, j’ai trouvé quelques covoitureurs. »

Les premiers temps, Samira subit le covoiturage. Elle doit organiser son emploi du temps en fonction des horaires des covoitureurs et avoue que le covoiturage rallonge son temps de trajet : « Il me faut rejoindre le lieu de rendez-vous. Et j’ai décidé d’y aller en navette et en marchant ( …) Comme ça je peux laisser la voiture à mon conjoint. » La voiture est enfin réparée mais le prix de l’essence grimpe : « Un aller-retour me coute presque 17€ avec ma voiture à essence qui consomme beaucoup. Si j’avais une voiture plus économe ce serait environ 12 € l’aller-retour. En covoiturage cela me coute 2€. » L’aide de la Région Occitanie joue un rôle essentiel : « Sans cette aide sur Karos, je devrais payer 6€ mon aller-retour au conducteur. » Le Covoiturage et l’aide de la Région lui font économiser près de 250€ par mois. 

250€ d’économie par mois

Le covoiturage c’est de nouvelles habitudes à prendre : « J’aime le silence. En voiture, le matin je n’écoutais même pas de musique. Alors cela m’a demandé un effort d’être avec des personnes. Mais en même temps, j’ai fait des super rencontres. Il y a des covoitureurs avec qui je rigole énormément. »

Les covoitureurs l’aident à découvrir la région ; « Il y a toujours des bons tuyaux, un conseil de village à visiter ou un festival à aller voir. »

Et elle aime aussi l’ouverture que propose le covoiturage: « Je fais parfois du covoiturage avec des collègues de mon entreprise mais j’en fais principalement avec des personnes qui travaillent dans d’autres entreprises et qui ont des métiers différents. »

A présent, Samira utilise sa voiture le moins possible. « Hier, je n’ai pas trouvé de covoiturage pour rentrer à l’heure idéale. Mais cela faisait au moins deux semaines que je ne l’avais pas prise. » En moyenne, il y a 5 ou 6 personnes qui proposent de covoiturer. « Mais je sais qu’il y en a beaucoup plus qui font le même trajet que nous, et qui sont seuls dans la voiture. »

Samira est consciente que cela freine les utilisateurs : “Plus nous serons nombreux sur Karos et plus nous pourrons covoiturer facilement.

Le saviez-vous : L’application Karos se télécharge gratuitement pour les conducteurs et les voyageurs.

Une rentrée sur les chapeaux de roues

Dans la famille Vélo, je voudrais, le père, la mère et les 3 enfants. Il n’y a guère que Moussaka, le chat, qui rechigne à grimper sur la petite reine.

Sur les hauteurs de Figeac, la vue est splendide. Myriam et sa famille m’accueillent pour me raconter leur lien avec le vélo : « Enfant, je faisais du vélo pour aller voir mes copains. Puis, pendant mes études, avec Damien j’ai fait du VTT. Nous faisions de grandes randonnées à vélo. » Deux enfants plus tard, et vivant à 15 km de leur lieu de travail, ils ont utilisé la voiture.

Mais aujourd’hui, que la famille est installée à Figeac, le vélo a repris ses droits. Myriam a troqué le VTT pour un vélo électrique : « Je l’utilise pour aller à mon travail (Ndlr : Ratier) ; et je gagne du temps sur mon trajet car je peux garer le vélo presque en face de mon bureau. » Elle prend le vélo quelque soit la météo : « La jupe n’est pas toujours adaptée ; je préfère encore le vélo l’hiver. Je n’aime pas rester statique dans une voiture gelée. Et en vélo : pas de pare-brise à gratter ! »

Damien, son mari, a le vélo dans les pattes depuis belle lurette. Plus jeune, il faisait des compétitions d’enduro. Il pédale toujours, surtout pour ses trajets domicile-travail (situé sur la route d’Aurillac à 2 km de Figeac.) « J’ai gardé le VTT musculaire (Ndlr : sans assistance électrique), ça me maintient en forme.»

Pour cette rentrée 2026, toute la famille prend son vélo. La cadette (en maternelle) grimpe sur un petit siège installé à l’avant du VTT de son papa. Le casque vissé sur la tête, elle s’accroche fièrement au guidon. Les deux autres enfants ont pris l’habitude de circuler en vélo dès leur arrivée à Figeac, il y a 3 ans. Leurs parents se sentent en sécurité « Les conducteurs de voitures sont prudents et nous faisons tous les deux mois un check up pour nous assurer que les enfants ne prennent pas de mauvaises habitudes. »

L’ainé, 10 ans, va tout seule à l’école. Impossible d’arriver en retard me dit-il : « L’école en en bas d’une grande descente. Pour remonter je pédale, et sur la fin je dois pousser le vélo. Moi ce que j’aime c’est sentir les vibrations quand je roule. »

Comme sur des roulettes

Pour la gestion de tous ces vélos, Damien fait lui-même un premier contrôle. « Mais pour des réglages subtils comme les vitesses, j’apporte les vélos à la Bicycletterie. ».

Myriam rajoute « A Ratier, je bénéficie gratuitement de deux révisions par an sur mon vélo. La Bicycletterie vient sur site et ils peuvent aussi faire quelques petites réparations. » A celles et ceux qui craignent les crevaisons ou autre panne de vélo, Myriam rassure : « il y a toujours un collègue pour aider ; et puis, à Ratier, on a des chambres à air de secours et des pompes à vélo.»

Myriam comprend que le vélo n’est pas la solution pour tous, mais elle conseille de tenter l’expérience grâce à des prêts de vélos : « Essayer c’est l’adopter ! »

Le saviez-vous : Vous pouvez essayer un vélo à assistance électrique à la Bicycletterie de Figeac (16 Rue Caviale – contact : 09 82 62 67 41)

Jamais sans son vélo

10.000 km c’est la distance à vol d’oiseau qui sépare Paris et Tokyo. 10.000 km c’est aussi la distance que peut parcourir André à vélo, en une année.

André arrive sur son vélo, flanqué de son gilet et casque fluos. Il le gare délicatement. Il est très à l’aise et à sa manière de faire les gestes, on remarque qu’il est un cycliste très expérimenté. En sirotant un café il raconte son passé de chauffeur poids lourds (15 ans), et sa bascule pour arrêter la voiture et se déplacer à vélo.

Ce lillois était en voyage à vélo quand il a décidé de poser ses valises dans le Lot. « Là-bas, je pouvais faire du vélo musculaire ; Ici ça monte et ça descend beaucoup plus, alors j’ai investi dans un vélo électrique.» André travaille à Capdenac-GAre. Il est en CDI-intérimaire dans l’usine Raynal et Roquelaure au service expéditions. L’agence interim, Start People, savait qu’André ne se déplaçait qu’à vélo. Les horaires décalés et les quelques 30 km aller-retour n’ont pas gêné pour autant la prise de poste.

« J’ai souvent un trajet en pleine nuit alors je suis très bien éclairé. Quand je travaille le matin je suis sur le vélo à 4H30. L’hiver quand je travaille d’après-midi, je rentre vers 19H. » L’accès à la douche de l’entreprise est un vrai plus pour qui vient en vélo le matin. « Et à vélo, je prends le temps, et je me sens plus réveillé pour ma journée de travail ».

A la question pourquoi avoir lâché la voiture, il répond sans hésiter : «Pour arrêter de financer des guerres en achetant de l’essence». André veut aussi plus de liberté et moins dépenser. « J’ai investi dans un bon vélo et avec le matériel, les accessoires, ça commence à chiffrer. »

Mais il gagne au change : pas de réparations couteuses sur une voiture, pas de carburant, et pas d’assurance auto.

Il y a quelques mois, André a dû se déplacer à Luc-La-Primaube pour une formation professionnelle. «Je devais passer mes CACES. La formation a duré plusieurs jours. Je n’allais pas faire les 120 km aller-retour tous les jours. Mais j’y suis quand même allé en vélo et je dormais sur place.»

André enfourche le vélo électrique pour ses trajets quotidiens domicile-travail. Le week-end, il prend son vélo musculaire pour des randonnées : « Avec le vélo on peut partir facilement. Moi j’aime prendre la route sans destination avec juste de quoi dormir et la carte véloroute.»

Mis à part une crevaison et une rencontre malheureuse avec un ragondin étourdi, qui a oublié de regarder en traversant, André est toujours arrivé à l’heure et en un seul morceau au travail.

Il remet son casque et son gilet pour rejoindre l’usine. Je réalise que pour un monsieur dont le nom de famille est “Prudent”, le fluo lui va à merveille.

Le saviez-vous : Dans les pays occidentaux, 40 % des personnes ont une maladie liée à la faible activité physique, ce qui génère environ 10 % des décès. Le vélo est un allier pour la santé. Chaque kilomètre parcouru à vélo permettrait d’éviter environ un euro de coût de santé en France (selon une analyse de l’enquête décennale de mobilité conduite par l’Insee.)

Le voyage et la destination

Dans une vie où tout va vite, Gérard, savoure les voyages en train qui l’invitent à la rêverie.

Le train TER à destination d’Aurillac entre en gare. Il est 11H19, Gérard, chapeauté monte dans le wagon. Il descend 20 minutes plus tard à Maurs pour aller déjeuner chez sa mère. Depuis quelques années, il a décidé de ne plus y aller en voiture. « Je dois marcher 1 km depuis la gare de Maurs. C’est un autre rythme. »

Gérard fait partie de cette génération pour qui la voiture est un symbole de richesse et de réussite sociale. Il a donc une grosse voiture. « Mais lorsque je roule tout seul, je déplace un colosse alors que le train fait le même trajet.» Il a toujours aimé le train : « Le roulis me berce. Et j’aime regarder les gens et imaginer leurs vies, leurs histoires.» Pour son travail de chef d’entreprise, Gérard était amené à se déplacer très régulièrement : «J’étais beaucoup en voiture pour aller voir les clients. Mais pour les déplacements à Paris j’aimais prendre le train de nuit et arriver le matin. Je faisais mes rendez-vous la journée et je reprenais un train le soir pour rentrer à Figeac. »

Gérard reconnait que les trains sont nettement plus confortables que dans sa jeunesse. « Pour aller au lycée à l’internat d’Egletons je faisais presque 3 heures de train. Nous étions nombreux et ils mettaient des wagons supplémentaires pour la rentrée des classes. Pas de banquettes rembourrées, c’étaient des banquettes en bois et un poêle à charbon au bout du wagon. Puis est arrivé le Capitole. Là c’était autre chose ! » (Ndlr : le Capitole est un train qui a circulé entre Paris et Toulouse de 1960. Il était le premier train européen à rouler à 200KM/H Comble du luxe il y avait un wagon restaurant)

Gérard aime tant le train qu’il avoue en rigolant : « Une fois je suis allé à Paris comme ça. Puis arrivé à destination, j’ai repris le train en sens inverse pour rentrer. Comme ça, juste pour le plaisir du voyage.»

Le train c’est comme un poème : une ballade rythmée par les paysages et les ballottements du wagon. Gérard voit dans chaque départ en train le début d’une histoire. Et lorsqu’il monte dans le train il nous rappelle que « le voyage compte tout autant, si ce n’est plus que la destination. »

Le saviez-vous : Le nombre de voyageurs en train est en constante augmentation. En 2025, la fréquentation des trains enregistre un nouveau record historique, avec une progression de 4 % pour les services à grande vitesse et une hausse continue des services TER et franciliens.

A plus dans le bus

Voilà un an et demi que Catherine a lâché sa voiture. Comment se déplace-t-elle aujourd’hui ? En transport en commun.

Le voyage en bus ou en train c’est la tranquillité. Malgré certains aléas, Catherine y trouve plus d’avantages que d’inconvénients.

Auparavant, vivant dans la banlieue lilloise, Catherine utilisait les transports en commun, la voiture et le vélo. Depuis 2014, elle vit à Figeac. Elle avait gardé sa voiture mais l’utilisait rarement : « Je remonte régulièrement à Lille pour voir ma mère mais je préfère y aller en train plutôt qu’en voiture. Et comme je vis dans Figeac, je prenais déjà le bus de ville. La voiture restait souvent garée. Et puis un jour elle est tombée en panne. A ce moment-là, j’ai décidé de ne pas la faire réparer ni d’en racheter une. »

Démarre alors un autre rythme de vie. « Je suis à la retraite, c’est plus facile pour moi de dépendre des bus, car je n’ai pas de contraintes horaires. » Catherine vit dans le quartier Bataillé et elle peut prendre deux lignes de bus : « Les lignes 5 et 6 passent régulièrement.». En revanche elle met de côté le vélo qu’elle trouve trop dangereux avec les grandes descentes.

Le plus heureux dans l’histoire : son porte-monnaie : les bus de ville sont gratuits, il n’y a plus d’assurance auto, plus de frais annexes. « Avec le prix du carburant qui monte sans arrêt, j’ai pris la bonne décision. Et il y a une forme de tranquillité de l’esprit. Je ne m’inquiète plus pour les pannes, les révisions… »

Catherine, emprunte 2 ou 3 fois par an une voiture (à son fils ou à un voisin) et en loue parfois. « J’ai entendu parler de l’autopartage à Figeac mais je n’ai pas encore pris contact avec eux. Il faut que je le fasse. J’aime conduire et je veux continuer à conduire plusieurs fois par an pour ne pas perdre l’habitude. »

Pour le reste de ses déplacements hors Figeac : elle prend le train pour aller voir sa fille à Toulouse, le bus pour aller à Cahors, et le train pour aller voir sa mère à Lille, 4 fois par an. Catherine fait donc Figeac – Toulouse – Montpellier – Lille. Une journée de voyage : « Oui c’est long mais je lis ou je fais des jeux. Et puis dans le train on discute et on regarde les paysages. Ce mode de déplacement correspond à une démarche volontaire de décroissance complète. » Catherine souhaite vivre en consommant le moins possible. La carte Senior de la SNCF, et autre carte de réduction pour les bus Lio lui permettent de voyager à prix réduit.

Elle ne le cache pas, sa décision n’est pas toujours facile à tenir : «Parfois je suis tentée d’en reprendre une. C’est plus facile d’avoir sa propre voiture et de bouger quand on veut. » Mais quand elle fait le bilan, Catherine y voit bien plus de bénéficies. « J’ai sacrifié un peu de liberté mais j’ai gagné beaucoup plus de l’autre côté.»

Le Saviez-vous : La maison de région à Figeac propose de vous orienter sur toutes vos questions de mobilité. L’accueil est ouvert au public du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h. Pour tout connaître sur votre maison de Région à Figeac, voici leur site internet

La Brouette

La voiture, ce bien presque sacré pour certains, Frank ne lui trouve pas d’autres intérêt que d’être utile. Il a donc décidé de la partager avec d’autres habitants de Figeac.

Un jardin d’Eden, sous le soleil du matin. Sur la table de la terrasse de Frank, on savoure la vue et un bon café. Frank et sa femme sont arrivés il y a 2 ans à Figeac pour y passer la retraite. 

Un énième déménagement pour ces baroudeurs. La voiture n’a jamais été son premier choix pour se déplacer. «J’ai toujours privilégié les transports en commun ou le vélo. J’ai vécu en région parisienne et c’était plus facile ainsi.»

Frank inverse la question de la mobilité. Il ne va pas chercher une solution pour se déplacer quotidiennement, il va plutôt chercher un nouvel habitat pour limiter au maximum ses déplacements. « Nous avons déménagé pour réduire les distances domicile – travail ou pour faciliter les déplacements des enfants pour le lycée. Cela me semble normal de déménager pour me rapprocher du travail. » Il y voit une solution concrète pour passer moins de temps dans les transports, moins dépenser et avoir plus de temps libre.

Quand il fallait acheter une voiture: «C’était toujours la plus petite, la plus légère et à essence car c’est moins polluant.» Aujourd’hui, Frank a une C3 sur Figeac. «C’est un peu ma brouette. Je l’utilise beaucoup pour aller à la déchetterie ou pour faire des grosses courses. » Le reste des déplacements Frank les fait en vélo électrique. Résultat, la voiture est la majorité du temps garée dans le jardin.

Partager sa voiture

«Alors quand j’ai entendu parler d’un réseau d’autopartage pour permettre à des personnes d’emprunter une voiture, j’ai eu envie d’essayer.»Le groupe d’autopartage est chapeauté par l’association Figeac écomobilité. Le concept : des propriétaires de véhicules prêtent leur voiture à des membres de l’association contre des dédommagements de frais kilométriques.

« Ma motivation est écologique. Cela ne réduit pas l’autosolisme (ndlr : le fait de se déplacer seul en voiture) mais au moins cela permet de limiter le nombre de voiture sur le marché. Et puis il y a des personnes qui n’ont pas les moyens de s’acheter une voiture et grâce à l’autopartage ils ont accès à une voiture. »

Il a fallu quelques ajustements logistiques, et changer son assurance au tiers par une assurance tous risques. Aujourd’hui, Frank est satisfait de son choix et accueille les nouveaux membres dans l’association. En repartant de chez Frank, je passe à côté de sa « brouette », qui attend la prochaine location.

Le saviez-vous : Vous souhaitez partager votre véhicule ou vous chercher à emprunter une voiture ? L’autopartage est ouvert à toutes et tous. Pour en savoir plus, allez sur leur site internet. 

Liberté chérie

Qui se souvient de son premier voyage en train tout seul ? S’il y en a une qui s’en souvient bien : c’est Lou.

Lou attend sur le quai de la gare, le billet imprimé dans la poche et la capture écran dans le téléphone portable. Le train arrive, un baiser pour dire au revoir à sa maman et zou, la voici qui monte pour se trouver une place dans le TER. Il y a encore quelques mois, elle n’aurait jamais pensé faire cela aussi facilement. Lou vient d’entrer en 3ème au collège Jeanne D’Arc et elle me raconte comment elle a appris à prendre le train toute seule.

La jeune fille vit à Figeac mais ses amies d’enfance sont à Tarbes. Et cet été, ses parents ne sont pas disponibles pour l’amener en voiture. Qu’à cela ne tienne, elle prendra le train.

Seulement voilà, Lou n’a jamais pris le train : « le bateau, le bus.. oui et toujours avec des adultes. Mais pas le train.» Pour un premier entrainement, sa mère et elle s’amusent à prendre le TER direction Capdenac-Gare. C’est un petit trajet, mais suffisant pour comprendre comment fonctionne la gare et s’habituer à lire les horaires sur les panneaux d’affichage. Puis c’est le grand saut.

« J’étais stressée pour ce trajet. Je prenais la ligne de Toulouse à Tarbes mais je descendais avant le terminus. J’avais peur de rater l’arrêt. Mais ça s’est bien passé. »

Tellement bien d’ailleurs, que depuis, Lou a refait plusieurs voyages cet été. Trois allers-retours plus tard, Lou se sent bien dans le train. « J’aime le train, Cela permet d’aller où je veux, quand je veux. »

Les retards et les annulations ? «J’avais peur au début alors que finalement, sur tous les trajets j’ai eu un retard de 15 minutes max. » Elle explique que grâce aux réductions, ses trajets ne coutent parfois qu’1€.

Dans le train, Lou continue à se perdre dans les paysages et s’amuse à observer les voitures arrêtées devant le passage à niveau. « J’avais déjà vu des trains passer quand j’étais dans une voiture. Mais là, c’était l’inverse. Et ça m’a amusée. » Elle a des habitudes de voyageuse : « J’aime me mettre au bord de la vitre pour poser mes pieds sur le petit rebord sous la fenêtre. Et puis dans le train, je peux faire mes devoirs ou lire aussi.»

Et si vous lui demandez ce qui est le plus difficile avec ce mode de transport elle répondra du tac au tac : « Le sac ! J’aime lire alors mon sac est toujours trop lourd. » Prochaine étape : Faire toute seule Figeac-Tarbes avec la correspondance à Toulouse.

Lou prend le train toute seule pour la première fois

Le saviez-vous : Fairtiq est une application qui donne accès à des réductions pour les voyages en train et Bus Lio. Plus d’info sur le site de la région Occitanie  

Semaine européenne de la mobilité – édition 2026

La Semaine européenne de la mobilité fédère les citoyens, les associations, les entreprises et les collectivités autour de solutions de déplacement plus durables et accessibles à tous.  Officiellement prévue du 16 au 22 septembre, elle permet à tous les acteurs du territoire de proposer des actions concrètes. Comment bouger autrement et comment mieux connaître les solutions existantes ?

Voici l’ensemble des actions prévues autour de Figeac :

🚲🛠️ Atelier d’auto-réparation de son vélo – Organisé par l’association La Roue fédère. A La Forge, 2 avenue Maréchal Foch à Figeac. Ouvert à toutes et tous. contact@larouefedere.org – Samedi 12 septembre, 9h30 à 12h30.

🚌🚲🚆Fête de rentrée du centre social et de la mobilité – A Figeac, Place Vival et jardin du centre social.
Animations et info pour tous. Tout savoir pour se déplacer : covoiturage local, vélo électrique, autopartage, cars Lio, bus, train… Les nouveautés, les tarifs… Essai de vélos et de micro-véhicules électriques. Animations karts à pédale, circuit vélo pour les enfants, rallye photo…
Possibilité de repas médiéval sur inscription au 05 65 50 05 01
Avec Figeacteurs, Figeac Ecomobilité, Maif Prévention, les partenaires du centre social, Région, Grand Figeac, Ville de Figeac. – Mercredi 16 septembre, 14h-17h.

🚗 Apéro d’info sur l’auto-partage entre particuliers – A Figeac (brasserie La Monnaie) avec l’Association Figeac Ecomobilité – Mercredi 16 septembre, 18h.

🫱🏼‍🫲🏽 Matinale d’échanges d’expériences sur les mobilités des actifs, à destination des employeurs. A Figeac (lieu à définir). Organisé par l’association Figeacteurs dans le cadre du programme MobAveyLot, l’écomobilité pour tous. Sur inscription : odile.proust@figeacteurs.fr, 06 73 67 56 45 – Jeudi 17 septembre, 10h-12h30.

🚗🧑‍🤝‍🧑Atelier d’info : sur le covoiturage du quotidien et les solutions locales de déplacement. A Decazeville, Association Chorus, 36, rue Cayrade. Animé par Figeacteurs. Pour demandeurs d’emploi et salariés. Info : odile.proust@figeacteurs.fr – Jeudi 17 septembre, 14h30. accueil@chorus12.fr

💻Faciliter la mobilité des salariés. Webinaire régional pour les employeurs, sur les retours d’expériences dans différents territoires. Organisé par Mob’IN Occitanie, en partenariat avec Figeacteurs, dans le cadre du programme national Tims pour les mobilités durables et inclusives. Inscription à occitanie@mobin-solutions.fr. Info : odile.proust@figeacteurs.fr – Vendredi 18 septembre, 10h.

🚲🧩Atelier « Schéma cyclable » pour les habitants, temps d’information et de concertation organisé par le Grand Figeac, pour préparer le Schéma cyclable intercommunal. Ce schéma a pour objectif d’encourager la pratique du vélo et de définir les aménagements et actions à mener dans ce sens. Avec la participation de la Maison Sport Santé. A Cajarc, salle des fêtes Françoise Sagan.
Info: typhaine.leloup@grand-figeac.fr – Mardi 22 septembre, 18h-20h.

🚆🚌🚲🧑‍🤝‍🧑 Stand d’info Mobilités au Salon des étudiants (Vélos, appli de covoiturage, tarifs réduits…) . Avec la participation de la référente Mobilité de l’Université de Toulouse, Figeac Ecomobilité, Figeacteurs, la Région Occitanie. Organisé par le Grand Figeac. A Figeac, Espace François Mitterrand. Info : typhaine.leloup@grand-figeac.fr – Mercredi 23 septembre, 14h-17h.

☕🚆🚌🚲 Café-mobilité « Et si on bougeait autrement ? » Info et d’échanges, avec Figeacteurs, pour trouver des solutions pour se déplacer aujourd’hui sans trop dépenser. A Figeac, L’Arrosoir, 5 rue Crussol. Contact : odile.proust@figeacteurs.fr – Mercredi 23 septembre, 19h30.

🚆🚌🚲☕ Café Usagers en gare de Figeac Info et échanges, à la maison de Région, place de la Gare à Figeac. Contact : 05 61 33 48 40  – Vendredi 25 septembre, de 13h30 à 16h30

🚲⛺🚲  BicycLot, visite à vélo d’alternatives locales. Départ de Figeac à 14h le 26/09, camping possible le soir, retour le 27 à 18h. Places limitées à 30 personnes. Inscriptions : bicyclot@lilo.org
Une boucle de 60 km pour rencontrer Les Communs de la Marinie à Causse et Diège, le tiers-lieu Quinte&Sens à Felzins et le collectif agricole de Listours. Adhésion de 16€ et prix libre pour la balade. Organisée par l’association Tant BOURG Battant- Samedi 26 et dimanche 27 septembre.

🚲🛠️ Atelier d’auto-réparation de son vélo : Organisé par Association La Roue fédère. A La Forge, 2 avenue Maréchal Foch à Figeac. Ouvert à toutes et tous. contact@larouefedere.org – Lundi 28 septembre, 15h à 19h30.

🚆🚌🚲🧑‍🤝‍🧑« Comment se déplacer autrement qu’en voiture individuelle dans notre société ? » Intervention de Figeacteurs, suivie d’échanges, dans le cadre des Causeries de USP Université des Savoirs Partagés. A Villefranche de Rouergue, Hôtel Les Fleurines (entrée place de l’Hôpital Saint-Jean). 1 € pour les adhérents, 3 € pour les non adhérents. Info : odile.proust@figeacteurs.fr – Lundi 28 septembre, 18h-19h30.

🏞️🚲🚆🚌💶Rencontre Mobilité durable en territoire rural et solutions de financement. Pour les entreprises, collectivités et autres acteurs locaux. Organisé par la CCI du Lot. Tables rondes avec les acteurs de la mobilité et espace d’échanges, suivies d’un cocktail déjeunatoire. A Cambes, en présentiel et en visio. Inscription  Mardi 29 septembre, 9h-12h

💻 Webinaire d’info pour les employeurs. Les solutions locales de mobilité pour les salariés. Avec l’intervention de Figeacteurs, France Travail et Decazeville Communauté. Info : odile.proust@figeacteurs.fr – vendredi 9 octobre, 9h-10h.

Télécharger le programme : Programme de la semaine européenne de la mobilité. 2026

S’entraider pour embaucher

Le collectif « Patrons Solidaires Lot Aveyron » se retrouve le 5 Octobre de 14H à 16H à la Recyclerie de Regain (Ceint D’eau). C’est le 3ème temps collectif prévu dans cette phase d’expérimentation.

Depuis le mois de mai 2026, deux associations (la Cimade et Jamais Sans Toit 46) et des employeurs (dont le patron de la brasserie de la Monnaie à Figeac) ont créé un groupe de travail sur la thématique de l’emploi des personnes étrangères.

Accompagné par Figeacteurs, le collectif « Patrons Solidaires Lot Aveyron » a fait le constat suivant :

  • Les employeurs souhaitent mieux connaître l’ecosystème local autour des personnes étrangères en recherche d’emploi.
  • Les professionnels et bénévoles qui accompagnent les chercheurs d’emploi souhaitent promouvoir des profils vers des stages de découverte et de l’emploi.
  • La question de la mobilité et du logement est un frein pour certaines embauches.
  • Les employeurs souhaitent être accompagnés pour des démarches administratives parfois complexes (liées à l’embauche ou à la formation des personnes étrangères)

Dans ce cadre, le collectif a mis en place quelques outils et pratiques pour faciliter le lien entre toutes les parties prenantes.

Le collectif a également décidé de se réunir et d’ouvrir ce temps à tous les employeurs intéressés par la démarche.

Au programme de cette 3ème rencontre réseau :

– Retour sur vos attentes et sur les outils / solutions mis en place par le réseau « Patrons Solidaires Lot Aveyron » // Quel bilan tirez-vous de ces trois mois de test?
Perspectives : Quelle forme donner au collectif « Patrons Solidaires Lot Aveyron » à l’avenir (les 5 membres actifs du collectif vous proposeront des pistes de modèle )
– Echange pratique sur le Français Langue étrangère (FLE) : « Patrons solidaires Lot Aveyron » a invité deux professionnels du domaine pour vous orienter et répondre à vos questions sur les financements possibles (pour des salariés ou des candidats)

Pour ceux qui le souhaitent : possibilité de rencontrer des candidats en recherche d’emploi à Regain après la réunion (soit à 16H)

Inscription souhaitée par mail : pat.sol.lot.aveyron@patrons-solidaires.org

L’Hôpital de Figeac rejoint le réseau Mob’AveyLot

Depuis plus d’un an, des employeurs ont engagé des actions concrètes sur le territoire (Lot et Aveyron) pour favoriser les mobilités durables auprès de leurs salarié.es. S’enrichissant de leurs expériences respectives, ce collectif est ouvert à intégrer d’autres organisations (secteur privé ou public). L’Hôpital de Figeac a ainsi rejoint ce réseau d’employeurs.

La force de ce réseau réside dans la diversité de ces membres et met en lumière les enjeux que rencontrent leurs salarié.es.

Il y a des organisations de taille différentes : du Leclerc de Villefranche De Rouergue à l’usine Ratier à Figeac. Elles peuvent être implantées sur plusieurs sites comme Nutergia et l’institut Camille Miret. Certains employeurs sont confrontés à la question de la mobilité avec des équipes qui travaillent en horaires postés, c’est le cas chez Raynal et Roquelaure à Capdenac Gare. On retrouve également l’association Regain, Mecojit, Pivaudran, Pattyn ou encore le Leclerc de Villefranche de Rouergue.

Le réseau est animé par Figeacteurs (dans le cadre du programme Mob’ AveyLot avec Mecanic Vallée). A travers des rencontres thématiques, les employeurs ont mis en place des partages de pratiques (sur l’adaptation des horaires de travail par exemple), ils ont échangé sur des outils (livret d’accueil du nouveau salarié avec des informations sur les solutions de mobilité). Ce réseau permet également de mieux comprendre certains leviers (comme le forfait mobilité durable ou la prime vélo). Enfin, ils s’engagent à promouvoir le co-voiturage entre leurs salariés et les salariés des entreprises voisines.

Pourquoi cet engagement collectif ?

Les employeurs se mobilisent sur la question de la mobilité pour faciliter le recrutement. Tout le monde n’a pas accès au permis de conduire ni à une voiture. Un chercheur d’emploi sur 10, dans le Lot, déclare que le manque de mobilité est un frein à sa recherche d’emploi (étude publiée par France travail en février 2026).

Autre raison à cet engagement : le coût. En effet, à l’heure d’une flambée des prix du pétrole, ces employeurs souhaitent aussi faire gagner du pouvoir d’achat à leurs salariés. La voiture reste le moyen de transport le plus cher. Selon une étude récente (de Roole Data en 2024) le coût moyen d’une voiture s’élève à environ 416 € par mois et par personne (toutes dépenses confondues : achat, assurance, carburant, entretien, stationnement, péages). L’argument financier est donc souvent mis en avant pour faire changer les habitudes de transport.

Enfin le réseau agit pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le tiers des GES produit en France provient du transport (dont le transport domicile-travail). Conscients de l’enjeu, ces employeurs ont renforcé leur responsabilité sociétale des entreprises (RSE) en travaillant à la réduction des émissions de GES.

Parce que la mobilité est l’affaire de tous, le réseau est ouvert à toute organisation qui souhaite en savoir plus. Un wébinaire de présentation est programmé le mardi 9 juin à 9h. Contact : odile.proust@figeacteurs.fr

Petit Jeu :

L’ADEME propose de calculer votre impact carbone en fonction du moyen de transport utilisé. Un petit outil très intéressant pour une prise de conscience individuelle et collective. Cliquez Ici